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Naufrage de la CNNII : pourquoi le départ du groupe Ebomaf n’est pas une bonne nouvelle

IMG La CNNII va-t-elle se sauver du gouffre ?

ll y a quelques jours, nous avons assisté à une annonce somme toute surprenante, dans l'alliance stratégique entre le groupe Ebomaf et la compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII) . Une nouvelle qui a semble-t-il réjoui de nombreux compatriotes, qui ont vu en cela la fin d'une opération d'accaparement des biens publics par un groupe d'affaires étrangers au détriment des intérêts économiques nationaux.

 

Cette crise née entre Ebomaf et la C2N2I, démontrerait-elle un début des limites de la reprise en main des dossiers sensibles au sein du département des transports depuis le départ du ministre Loïc Ndinga Moudouma en janvier dernier.

 

L'influence négative des syndicats et la grande dette sociale aurait finalement eu raison et pris le dessus sur la bonne volonté affichée des dirigeants du groupe Ebomaf. Une situation qui pourrait soulever de nombreuses questions qui ont attiré l'attention du président de la confédération générale des petites et moyennes entreprises et industries (CGPMEI) Emmanuel Marcos Zué Méyé Eyéné, acteur du secteur des transports et homme d'expérience de nombreux dossiers. "Je ne pense pas qu'il y ait un motif quelconque de satisfaction ou de réjouissance à manifester quant au désamour qui intervient entre l'opérateur international Ebomaf et la C2N2I, pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'un échec de cette affaire signifie un échec des initiatives du président de la République. Il est inadmissible de concevoir que le Chef de l'État, pendant une période aussi sensible que celle de la transition, ait entrepris de trouver des solutions aux problèmes de logistique au sein du département des transports pour promouvoir la mobilité des biens et des populations par le biais d'un partenariat aussi stratégique et que cette initiative fasse naufrage. D'autre part comment peut-on concevoir qu'un partenariat aussi stratégique noué à coup d'investissements lourds, d'annonces publiques finisse par couler sous le poids d'une avarie résultant des obscures des syndicats de cette compagnie et d'une dette sociale que certains voudraient faire endosser au repreneur Ebomaf.

 

Le ministre Loïc Ndinga Moudouma, la société Ebomaf, les syndicats, au moment des négociations étaient pourtant tous conscients des problèmes financiers et techniques de cette compagnie. En dépit de ces problèmes et de cette dette abyssale, la convention fut signée. Dans un état, le président de la République peut procéder de diverses manières pour régler les problèmes qui entravent le développement de son pays. D'abord il peut injecter les fonds publics ou alors il peut procéder par la promotion des mécanismes de partenariat public-privé (P.P.P). Dans le cas Ebomaf-C2N2I, le président a fait le choix d'un P.P.P pour solutionner ce qui était considéré comme une épine sous les pieds du secteur maritime et fluvial au Gabon.

 

C'est donc une volonté manifeste de soulager de nombreuses familles Gabonaises qui a caractérisé la détermination du Chef de l'État dans cette affaire. Comment comprendre que huit mois après le départ du ministre Loïc Ndinga Moudouma et quatre mois après l'arrivée du ministre d'État Ulrich Mamfoumbi Mamfoumbi nous assistons à une rupture de partenariat ?  Je pense que le signal qui nous est renvoyé est mauvais. Il affaiblit la volonté du président de la République à créer des richesses et promouvoir les partenariats publics privés. Avec des mots plus durs je peux me permettre de dire que nous assistons à un sabotage des initiatives économiques du Chef de l'État sous le regard impuissant du ministre d'État en charge des transports. Du temps du ministre Loïc Ndinga Moudouma, les syndicats à l'origine de ce sabotage n'avaient aucune marge manœuvre pour déstabiliser les orientations prises par le gouvernement pour le plus grand nombre des Gabonais. D'ailleurs, c'est pour cela que des grèves générales furent violemment lancées dans une intention d'intimidation. C'est d'ailleurs dans ce contexte que ce contrat fut signé entre les parties.

 

Comment comprendre que les éléments qui n'ont pas pu interrompre le processus hier, soient subitement devenus influents un an après. Cela veut dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas et le Chef de l'État doit prendre la mesure du problème, car nous assistons depuis quelques temps à un peu trop d'incohérences dans la mise en œuvre des politiques publiques qu'il impulse dans de nombreux secteurs."

 

 

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