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Politique

Noureddin Bongo du prince héritier au vulgaire détenu : la triste fin du fils d’un despote des tropiques

IMG Noureddin Bongo Valentin écroué à la prison centrale.

Il y a encore quelques mois, personne n’aurait pu imaginer un tel scénario. Le procureur de la République, André Patrick Roponat,  présenté à tort ou à raison, comme un magistrat au service de la famille présidentielle donner lecture d’un communiqué informant de la mise sous mandat de dépôt de Nourredin Bongo Valentin. Ce qui relevait pourtant de l’impossible est désormais une réalité. Le fils du président renversé le 30 août dernier par les militaires est, depuis deux jours, l’hôte de la prison centrale de Libreville. 

 

L’ex Coordinateur générale des affaires présidentielles ne réalise toujours pas ce qui lui arrive. Il a fondu en larmes dès que le juge d’instruction a décidé de l’inculper pour les crimes « de trouble des opérations d’un collège électoral, contrefaçon des sceaux de la République, contrefaçon des imprimés d’une institution,  falsification de la signature du président de la République,  remise et obtention des sommes d'argent, complicité de détournement de fonds publics, corruption, blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs, usurpation de titres et de fonctions. »

 

Avec toutes ces charges, le fils du président déchu peut terminer sa vie en détention. Dans cet endroit immonde il se rendra compte des conséquences néfastes de leur gestion calamiteuse et criminelle  du pays.  Une maison carcérale dépourvue d’eau, de structure sanitaire adéquate, en surpopulation, surannée et complètement obsolète. Nourredin va découvrir l’enfer dans lequel il avait  envoyé croupir les Brice Laccruche Alihanga, Gregory Laccruche,  Tony Ondo Mba, Ike Ngouoni, Patrichi Tanasa Mbadinga, Justin Ndounangoye. Ses amis d’hier qu’il a accusé d’avoir voulu prendre « son pouvoir ».

 

 Nourredin  va payer le mal qu’il a fait à Jean Rémy Yama. Ce leader syndical qui a  passé plus d’un an en prison parce qu’il avait osé dénoncer les malversations financières de ce  « gamin » et sa bande. Impossible d’avoir de la peine pour le fils aîné de Sylvia  quand on sait que ce dernier  n’a pas hésité à laisser moisir en prison Yama  alors que l’épouse de leader syndical était décédée  au Sénégal.

 

Ce jeune homme d’à peine 30 ans, qui pouvait travailler à redresser les torts commis par son père et son grand-père dans la gestion du pays, s’est vite transformé en un monstre froid qui s’est cru investi d’un destin de prince avec pour sujets les populations gabonaises. En quelques jours, il est passé d’un prince héritier à un vulgaire détenu poursuivi pour de nombreux crimes. Une  belle ironie de la vie.

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