Un train de la Setrag.
Déraillements récurrents de trains, ligne ferroviaire défectueuse et instable à certains endroits, le chemin de fer gabonais n’offre plus des garanties de sécurité aussi bien aux opérateurs économiques qu’aux passagers. L’Etat gabonais a donc entrepris de rechercher les financements nécessaires afin de procéder à sa réhabilitation complète.
C’est dans ce sens qu’ en marge de la visite officielle du président français, Emmanuel Macron en novembre 2025, à Libreville, l’Etat gabonais, l’Agence française de développement et l’Union européenne ont signé une convention portant sur le Programme de Modernisation et de Sécurisation du Transgabonais (PMS).
Il s’agit d’un financement global de 203 millions € soit plus de 133 milliards de Fcfa qui repose sur un prêt souverain de 173 millions € accordé par l’Agence française de développement (AFD) et une subvention de 30 millions € de l’Union européenne.
L’objectif principal du programme est d’améliorer la fiabilité et la sécurité de la ligne de 648 kilomètres reliant Libreville à Franceville. Les investissements permettront notamment de traiter les zones instables, de remettre à niveau les ouvrages critiques et d’augmenter la capacité du réseau jusqu’à 16 sillons par jour, soit huit trains dans chaque sens.
Le projet prévoit également la modernisation des gares voyageurs ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles de l’État et de la SETRAG, l’exploitant du réseau ferroviaire.
Selon l’AFD, ces améliorations devraient faciliter le transport des marchandises vers le port d’Owendo et soutenir les filières clés de l’économie gabonaise. Elles contribueront aussi au désenclavement des territoires situés à l’intérieur du pays.
Sur le plan économique, la France demeure le principal fournisseur du Gabon, représentant 25 % du marché, selon le ministère français des Affaires étrangères.
Notons que le Programme s’inscrit dans la continuité de celui de Remise à Niveau lancé en 2016 avec l’appui de l’AFD. Il fait également partie de la stratégie européenne Global Gateway, qui vise à financer des infrastructures durables en Afrique.
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