Le Chef de l’Etat lors de sa prise de parole.
Tolérance zéro ! A l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux au Président de la République et à son épouse qui a eu lieu ce jeudi 8 janvier, la question des crimes de sang perpétré sur notre sol a été soulevée par le président du Conseil économique social et culturel (CESEC). Guy Bertrand Mapangou a suggéré un retour à la peine de mort pour les auteurs de ces crimes odieux.
En réponse à cette suggestion, le Chef de l’Etat a relevé que la question de la peine de mort qui touche à la conscience nationale ne peut être tranchée de manière unilatérale. Cette réflexion, a-t-il poursuivi, doit être portée par le peuple souverain « qui m’a élu ».
Pour ce faire, Brice Clotaire Oligui Nguema a immédiatement instruit le CESEC d’organiser une consultation populaire sur la question de la peine de mort. « Le peuple gabonais devra se prononcer en toute responsabilité sur un sujet aussi grave et structurant pour notre société », a souligné le numéro 1 gabonais.
Fermeté de l’État face aux crimes de sang
Pour autant, le Chef de l’Etat a tenu à marquer sa fermeté : « quelle que soit l’issue de cette consultation, l’État ne laissera pas impunis les auteurs de crimes de sang ni leurs commanditaires. La nouvelle République se construit sur la fin de l’impunité et l’autorité de la loi. »
Et de poursuivre : « La Ve République ne s’accommode plus de l’impunité. Toute atteinte grave à la vie humaine appellera une réponse ferme de l’État, dans le respect des institutions et de l’État de droit. »
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