Wancelas Yaba lors de sa sortie médiatique.
C’est un personnage haut en couleurs. Le genre d’homme qui ne recule devant rien, même pas devant le ridicule, quand il veut se frayer une place au soleil. Conseiller spécial du président de la République en charge du département Santé et Affaires Sociales, cumulativement avec sa fonction de Coordinateur du Samu Social, Wancelas Yaba a voulu ajouter à ses postes déjà bien juteux, celui de ministre de la Santé. Alors que personne ne lui avait rien demandé, Yaba s’est fondu d’une communication dans laquelle il annonce la résurgence au Gabon de la COVID. Panique générale !
Dans l’opinion, les critiques à l’endroit du gouvernement ont immédiatement fusé pointant le mutisme de l’exécutif alors que les populations sont rongées par le mal. Pire, la confusion s’est immédiatement installée dans l’opinion ne sachant pas à quel titre s’est exprimé le collaborateur du Chef de l’Etat. Yaba a-t-il était mandaté par le président de la République pour annoncer une nouvelle aussi importante qu’urgente ? Bien évidemment qu’il n’en était rien. Ce qui explique le recadrage immédiat du ministère de la Santé qui a précisé qu’il ne s’agissait non pas de la COVID mais d’une grippe qui touche plusieurs personnes.
La queue entre les jambes, Yaba n’a eu d’autres choix que de venir présenter ses excuses officielles sur la place publique : « Il revient en effet au Gouvernement, en particulier au ministère de la Santé, de décréter officiellement l’existence d’une pandémie » indique-t-il avec l’air d’un enfant gâté qui reconnaît avoir commis une gaffe.
Cependant, il est tout de même étrange qu’à ce niveau de responsabilité Yaba ne sache pas que la communication sur un sujet aussi important relève du ministère et non d’un collaborateur du président de la République. A moins que derrière cette agitation se cache le désir d’être nommé au prochain gouvernement en lieu et place du Pr Adrien Moungougou. Possible, sauf que Yaba vient de se griller au point que désormais sa tête est mise à prix.
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