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Economie

Déclaration des PME : « Pourquoi, le ministre des PME et de l'industrie semble être réfractaire à nous permettre d'accompagner l'effort de construction d'un Gabon nouveau ? »

IMG Les responsables des PME lors de leur déclaration.

 

Cette interrogation émane des opérateurs économiques regroupés au sein de la coalition des organisations patronales qui est composée de la confédération générale des petites et moyennes entreprises et industries (CGPMEI) présidée par Emmanuel Marcos Zué Méyé Eyéné, de la confédération nationale du patronat Gabonais (CNPG) présidé par Jean Pierre Tchoua, de la Confédération Gabonaise des petites et moyennes entreprises (CGPME) dirigée par Flavien Edou Etougou.

 

 C'est trois responsables de confédérations patronales qui regroupent en leurs seins de nombreux secteurs d'activités représentés par des syndicats et fédérations d'entrepreneurs, éprouvent toutes les peines possibles à comprendre la démarche actuelle du ministre en charge du secteur de petite et moyennes entreprises et celui du développement industrielle. Car disent-ils ne pas avoir de lisibilité sur la voie empruntée par leur tutelle pour leur permettre de contribuer à leur manière et selon leur potentiel à l'effort de construction du Gabon entrepris par le Président de la transition qui veut une plus grande participation des Gabonais de toutes couches, toutes classes de toutes les compétences pour accompagner l'amélioration des conditions de vie du plus grands nombre des compatriotes.

 

 

Pour les présidents de ces trois grandes centrales patronales, la lenteur observée dans la prise en compte de leurs préoccupations n'est pas favorable à l'amélioration du climat du climat de tension entre les partenaires sociaux des organisations professionnelles et les nouveaux dirigeants du pays.

 

Le doyen Jean Pierre Tchoua ne mâche d'ailleurs pas ses mots pour la circonstance et interpelle madame le ministre des PME/PMI "J'ai un certains âge et j'ai développé une certaines expérience au file des années. Je sais par expérience quand une administration est favorable pour faire évoluer les dossiers et faire bouger les lignes. Ce qui se passe actuellement au niveau du ministère des PME/PMI ne s'explique pas. Ils nous diront qu'ils sont en train de mettre en place des mécanismes et bien d'autres choses pour nous faire travailler, ce qui n'est peut-être pas faux, mais pourquoi ne pas le faire avec nous, afin que nous soyons informés en temps et heure de l'évolution des choses. Pourquoi ne pas ne pas impliquer ces jeunes leaders d'opinions que nous escadrons et qui sont parfaitement outillés pour éclairer leurs travail. Pourquoi vouloir faire se passer notre expertise pour bâtir ensemble les conditions de travail qui arrangeront toutes les parties. Entre-temps certains sont reçus, d'autres non."

 

Dans la même foulée, le président de la CGPMEI Emmanuel Zué a tenu à rappeler le contexte et l'urgence actuelle de faire travailler tout le monde pour décrisper les tensions " Nous aurons tout le grand mal possible pour expliquer et justifier que 90 jours après la formation du Gouvernement de la Transition et après que le président du Comité de ladite  ait annoncé dans les 6 sites d'orientations primordiales que le rétablissement de la confiance entre les gouvernants et les populations était la priorité des priorités, mais fort est de constater qu'au niveau du ministère des PME/PMI,  cette logique ne paraît pas l'emporter. A écouter nos récriminations et nos plaintes on se croirait encore à l'époque du pouvoir déchu le 30 août dernier. Alors que s'il y a un des membres de ce gouvernement qui pouvait seulement quelques semaines après sa nomination emboîter le pas aux actions concrètes et réussis du ministre de l'économie Mays MOUSSI, c'est bien madame le ministre des PME/PMI, car elle dispose déjà d'un arsenal de textes qui auraient dans l'immédiat permis aux entrepreneurs nationaux de commencer à souffler avec des prestations disponibles de parts et d'autres au seins des industriels sur l'étendue du territoire. L'article 24 de l'ordonnance 10/2016, lui permet dans l'urgence de trouver du travail à de nombreuses PME sans avoir besoin de les mettre en concurrence comme j'entends qu'ils sont en train de vouloir le faire. C'est véritablement passer à côté de l'essentiel en agissant ainsi."

 

Le secrétaire général permanent de la CGPME, Flavien Edou Etougou a quant à lui tenu à exprimer son dépit face au traitement discriminatoire et méprisant de certaines nouvelles autorités de la transition qui ne cadrent pas avec les attentes du président Général Brice Clotaire Oligui Nguema : « Comment peut on concevoir que partout où le président de la transition se rend à l'étranger depuis quelques temps, il n'a qu'un seul mot à la bouche, GABON D'ABORD.  Quand il est sur le territoire, il s'empresse de répondre aux doléances par des audiences qu'il accorde aux demandeurs. Mais nous avons un ministre des PME/PMI qui depuis 3 mois n'a reçu ses administrés qu'une seule fois, juste pour leur filer une information et elle est aussitôt reparti dans son confort. Pas de séance de travail, pas de commissions de travail pour éplucher chaque proposition avec les concernés, pas débats. L'économie est pourtant le quatrième pilier des axes de travail de la charte de la transition. Est-ce qu'on veut nous dire que cette économie se fera encore sans nous, encore rien qu'avec des privilégiés. Est-ce qu'on veut nous dire que nous ne sommes assez intelligent pour échanger des heures durant avec notre ministre de tutelle. Quoi qu'il en soit nous pensons qu'aucune économie ne se fera en discutant avec les uns et en mettant les autres de côté. Madame le ministre doit se ressaisir et discuter avec nous tous et œuvrer à la mise en place des commissions de travail, pour que nos problèmes soient réglés. C'est un appel sincère que nous lançons à son endroit."

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2 Commentaires

Nestor ndjaleu - Dec 01, 19:19

Bonsoir , j'aimerais savoir comment faire pour être membre de cette organisation. En plus je moi aussi dépassé par l'attitude du gouvernement sur l'implication des PME dans les marchés publics comme voulu par le président de la République je trouve en plus que les conditions d'attribution des marchés ne favorisent toujours pas les gabonais. On peut attribuer les marchés par catégorie et suivre les jeunes dans le réalisations comme font les banques après avoir libéré un crédit . Merci encore et surtout Mettez moi dans le groupe Svp

Nestor ndjaleu - Dec 01, 19:21

Bonsoir , j'aimerais savoir comment faire pour être membre de cette organisation. En plus je moi aussi dépassé par l'attitude du gouvernement sur l'implication des PME dans les marchés publics comme voulu par le président de la République je trouve en plus que les conditions d'attribution des marchés ne favorisent toujours pas les gabonais. On peut attribuer les marchés par catégorie et suivre les jeunes dans le réalisations comme font les banques après avoir libéré un crédit . Merci encore et surtout Mettez moi dans le groupe Svp je répond au 062969827


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