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Assises nationales : « Osons pour l'Afrique » exige le démentèlement de la base militaire française au Gabon

IMG Marc Ulrich Malekou-Ma-Malekou, président de "Osons pour l'Afrique"

Répondant à l'initiative du comité de Transition pour la restauration des institutions (CTRI) sur le prochain dialogue national,  le mouvement panafricain « Osons Pour L’Afrique, n'est pas resté insensible à cet appel des nouvelles autorités. Marc Ulrich Malekou-Ma-Malekou, président dudit Mouvement souhaite à travers cette contribution,   « partager son regard sur les axes majeurs qui pourraient constituer les chantiers vitaux durant cette période d’exception que traverse le Gabon ».

 

Connu pour son engagement contre l’impérialisme occidental et précisement les relations occultes entre la France et ses anciennes colonies, le mouvement «  Osons pour l’Afrique » est déterminé à apporter ses problématiques dans le débat national. L’organisation conduite par Marc Ulrich Malekou-Ma-Malekou a fait parvenir aux autorités de la transition ses propositions sur  prochain dialogue national. Figure en bonne place l’urgence « d’une reconquête totale de la souveraineté nationale.»  Pour  ce mouvement panafricain, les relations entre le Gabon et la France sont toujours dominés par des accords « esclavagistes ».

 

 

 «  Nous mettons un point d’honneur à faire de notre sortie de « l’enclos colonial », le cœur de métier de cette contribution. Contribution humectée d’offres de reconquête des pans entiers de notre souveraineté économique et politique, clés de voûte de notre réel essor vers la félicité, loin des incantations propagandistes », a indiqué Marc Ulrich Malekou-Ma-Malekou. Non sans exiger, au plus vite, le démantèlement sans condition de la base militaire française au Gabon.

 

Sur le plan économique,  le mouvement Panafricain Osons pour l'Afrique  indique la nécessité de procéder à une nationalisation des grandes entreprises aux mains de la France :  « nous proposons la nationalisation de ces importants pans de notre économie qui continuent malheureusement à nous échapper. Les ports, séquestrés par le Français Bollore, le pétrole, dont l’essentielle  de la  manne  reste la chasse gardée de la France et des Bongo, les mines, aux mains des prédateurs français COMILOG ET ERAMET, les télécommunications, contrôlées par la France via son sous-traitant, Maroc Télécom, repreneur de Gabon Télecom qui n’est plus qu’une coquille vide. Les forêts et certains cours d'eau, passés sous contrôle de nébuleuses, dont les intérêts desservent le Gabon »,  poursuit le président de Osons pour l'Afrique.

 

 

Non sans laisser de côté,  le plan culturel et les autres symboles censés être le symbole d’une forme de renaissance du Gabon : « en l’absence de cadre national en capacité de faire la promotion de la culture gabonaise, c’est toute honte bue pour notre pays, que nous sollicitons les installations de l’Institut Français pour accueillir l’essentiel des activités culturelles organisées dans notre pays, même celles qui sont à l’initiative du gouvernement. Quelle honte ! Pour rompre avec cet assistanat qui frise le ridicule manifeste d’une acculturation, nous nous prononçons pour l’implantation sur l’ensemble du territoire national, des centres d’immersion culturelle dans la perspective de nous réapproprier notre culture, vouée au génocide » a-t-il ajouté.

 

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