La photo de famille au terme du séminaire.
À mi-chemin des 16 jours d'activisme contre les violences basées sur le genre, l'ONG Malachie a présenté, lors d'une rencontre dédiée, un outil d’envergure : le violentomètre, un moyen de sensibilisation, de prévention et d’identification des signes de violence.
Les violences faites aux femmes prennent de multiples visages, notamment celui de la violence politique, « qui justifie la faible présence des femmes dans les instances », comme l’a souligné Pepecy Ogouliguende, Présidente de l’ONG Malachie. Un fléau sur lequel les experts sont revenus afin d’identifier les causes, tirer la sonnette d’alarme et amplifier le plaidoyer des femmes auprès des autorités compétentes.
L'objectif principal de cet atelier, qui a réuni étudiants, jeunes leaders et femmes engagées, était la présentation du violentomètre : un outil de mesure des violences, notamment au sein du couple, destiné à permettre aux femmes et aux jeunes femmes de reconnaître les comportements abusifs « et à quel moment il devient nécessaire de demander de l’aide ou de quitter une relation dangereuse », comme l’a expliqué l’une des étudiantes.
L’outil a suscité une forte interaction entre participants et experts, qui sont également revenus sur certaines recommandations du dialogue national. « Nous avons notamment évoqué la castration chimique des violeurs, des pédophiles et des incestueux, parce que ce sont des vies qu’ils brisent », a déclaré Pepecy Ogouliguende.
Cette rencontre, marquée par une forte mobilisation, a permis à l’ONG Malachie de mettre le doigt sur les maux, mais surtout de rappeler son engagement constant pour un monde où chaque femme vit en sécurité, dignité et liberté.
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