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Les agents en attente de neuf mois de primes au CESE : Il n’y aura pas d’état de grâce pour Séraphin Moundounga !

IMG Séraphin Moundounga va devoir gérer une crise dès le début de son magistère.

A peine nommé et installé, voilà que le nouveau président du Conseil économique, social et environnemental, Séraphin Moundounga, va devoir faire face à une grève des agents de cette institution rétablie par la volonté du Comité pour la transition et la restauration des institutions. Les agents réclament le paiement de neuf mois de primes.

 

 

Comme il est de coutume, le responsable d’une institution doit assumer l’actif et le passif de l’administration qu’il hérite de ses prédécesseurs. Sauf que Séraphin Moundounga hérite d’une institution quasiment au sol. Très vite, l’ex-ministre de la Justice devra trouver les mécanismes pour remettre de l’ordre, mais surtout contenter les agents qui sont sur le point de déclencher une grève générale. Au cœur de cette montée de tension, le paiement de neuf mois de primes. Ils exigent le paiement de ces primes dans l’immédiat.

 

Cette question, d’après nos sources, a été au centre d’une rencontre entre le président et les agents. Ces derniers n’ont pas caché leur ras-le-bol de constater l’inertie des précédents bureaux sur cette question, alors que la revendication leur a été, à plusieurs reprises, posée. Les agents conditionnent désormais le fonctionnement normal de l’institution à la satisfaction de la prime qui n’a pas été payée depuis l’époque du président René Ndemezo’o Obiang. Julien Nkoghe Bekale, ayant fait un passage éphémère, n’a pas pu régulariser cette situation.

 

Une équation qui semble être difficile pour Séraphin Moundounga. Selon nos informations, le natif de Moabi, bien qu’attentif aux revendications des agents, n’a pas apprécié la manière dont ce dossier a été traité par ses prédécesseurs. « Pourquoi n’ont-ils pas payé ces primes », s’est interrogé l’ancien membre du gouvernement.

 

Il faut dire que durant le passage de René Ndemezo’o Obiang au CESE, la question des primes était au centre d’un bras de fer entre le natif de Bitam et les agents. Lesquels avaient dénoncé, régulièrement, la gestion opaque des finances de l’institution. Tout comme les conseillers-membres avaient dénoncé la disparition d’une enveloppe de plus de 100 millions de FCFA destinée au paiement de frais de session.

 

A côté des revendications portant sur le paiement des primes, les agents réclament, également, du bureau actuel, les meilleures conditions de travail, à savoir l’amélioration du cadre de travail, des bureaux climatisés, la réparation de l’accesseur, hors usage depuis belle lurette. Tout comme ils réclament un moyen de transport roulant pour le personnel. Autant dire qu’il n’y aura pas d’état de grâce pour Moundounga.

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