Junior Xavier Ndong Ndong dans les locaux de la DGR.
Il fut jadis une voix autorisée à la présidence de la République et au sein du Parti démocratique gabonais ( PDG) . L’ex chargé de missions du président Ali Bongo et porte-parole du PDG médite, depuis quelques jours, dans les locaux de la direction générale des recherches (DGR).
Il a été arrêté à la suite d’une déclaration de presse au cours de laquelle il a fustigé, entre autres, le fait que certains secteurs du pays, les régies financières et la défense nationale notamment, soient aux mains des ressortissants de la province du Haut-Ogooué, alors que les « fangs » par exemple doivent se contenter des responsabilités dans l’éducation nationale…. Une déclaration qui a vite suscitée un tollé dans l’opinion. Si certains ont immédiatement dénoncé des propos dangereux mettant en mal l’unité nationale, d’autres y ont vu l’expression d’un mal profond.
Mais alors que la polémique enfle, la justice a décidé d’agir. Junior Xavier Ndong Ndong a été arrêté par les éléments de la direction générale des recherches. Il est poursuivi pour « incitation à la haine ethnique, menace de mort avec préméditation et trouble à l’ordre public. »
Le président du Conseil national des rites et traditions du Gabon (CNRTG) est désormais dans de sales draps au regard des charges à son encontre. Certains de ses soutiens en appellent à la clémence des autorités judiciaires tout évoquant un « simple dérapage » d’un homme frustré.
Sauf que le parcours de cet « oracle des temps modernes » ne plaide pas pour lui. L’actuel grand prêtre des traditions fut hier un zélé chantre du Parti démocratique gabonais. Longtemps. Brillamment. Puis, par un miracle que même les ancêtres peinent à expliquer, le militant politique s’est mué en gardien du temple. Conversion éclair, initiation express, légitimité autoproclamée.
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