Les agents exigent la tête d'Adrien Moukabi ( au centre).
On l’a dit, on l’a répété, la nomination d’Adrien Moukabi à la tête de l'Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF) était une erreur de casting. Ce vétérinaire à la retraite n’ayant aucune compétence technique, d’expérience encore moins de connaissances dans le domaine ferroviaire a, logiquement, conduit cette structure dans une crise sans précédent.
Salaires impayés, cotisations Cnss et Cnamgs non reversées, assurance complémentaire inexistante, recrutements « sauvages », explosion de la masse salariale, guerre ouverte entre dirigeants, personnel démotivé…Moukabi a démontré en plus d’un an l’étendu de son incompétence à telle enseigne qu’aujourd’hui les agents demandent son départ immédiat.
A la faveur du lancement du mouvement de grève, ce lundi 5 janvier, les agents de l’ARTF ont décidé de paralyser toutes les activités au sein de cette administration, ce afin d’exiger des réponses concrètes aux revendications contenues au sein de leur cahier de charges.
Selon les représentants du Syndicat national des agents de l'ARTF (SNAARF), les agents n'ont pas reçu leur salaire depuis un mois et les conditions de travail sont devenues insupportables. "Nous avons décidé de commun accord d'entrer en grève pour interpeller les plus hautes autorités à regarder la situation de l'ARTF avec une attention particulière", a déclaré Mbama Romaric, Secrétaire général du SNAARF.
Les grévistes dénoncent également le manque de compétence des dirigeants de l'ARTF et exigent que des personnalités compétentes soient nommées à la tête de l'entité. "Ne nous envoyez plus de dirigeants qui ne connaissent rien du chemin de fer, nous avons des agents en interne qui ont les compétences pour diriger cette entité", a ajouté M. Romaric.
Le secrétaire exécutif aurait pris la poudre d’escampette
Alors que les agents demandent sa tête, Moukabi n’a pas daigné se rendre à son lieu de travail ce lundi 5 janvier. Aucune trace d’un homme pourtant attendu par les agents afin d’engager des négociations sur la crise qui paralyse la maison. Une attitude méprisante et insolente qui en dit long sur la moralité d’un homme qui se sait sur le départ.
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