La porte-parole du PDG Darlène Zamba Boukandou.
Attention, scoop : le Parti démocratique gabonais (PDG) s’inquiète ! Oui, vous avez bien lu. Le parti qui a passé des décennies à gérer le Gabon comme une grande caisse noire se découvre soudainement des vertus sociales et économiques. Selon Noé Mesmin Kondondo, secrétaire général adjoint du PDG, le pays croule sous une « crise sociale et budgétaire inédite ». Traduction : après avoir creusé le trou, le PDG s’étonne de tomber dedans.
Le PDG déplore les mouvements sociaux dans l’éducation, la santé, les transports et l’administration publique, mais oublie un détail : c’est lui qui a cultivé la grogne. Sous sa gouvernance, les enseignants réclament des droits statutaires, les agents de santé protestent pour des conditions décentes, et les transporteurs peinent à survivre. Ce ne sont pas des caprices : ce sont les victimes d’un système qui a longtemps fermé les yeux sur l’incompétence et le favoritisme.
Et que fait le PDG ? Il parle de « solidarité » avec les grévistes et exige la préservation des libertés syndicales. Charmant ! Il y a juste le petit détail qu’il a fallu des interpellations et une judiciarisation des conflits pour que ces mêmes libertés soient bafouées. Aujourd’hui, il applaudit la libération provisoire de responsables syndicaux comme si c’était un exploit digne d’une médaille… Bravo : vous avez enfin fait ce que vous auriez dû faire depuis des années.
Sur le plan économique, la déclaration est un festival d’hypocrisie : déficits, arriérés de paiement, endettement… tout cela serait « alarmant ». Oui, pour le PDG qui a géré les finances publiques comme un Monopoly géant, en distribuant rentes, faveurs et voyages d’État aux frais du contribuable. Et maintenant, le parti appelle à un « ajustement ciblé » et refuse l’austérité pour les populations : traduction ? « On a créé le désordre, mais que les pauvres ne paient pas pour notre maladresse ».
Bref, le message du PDG est limpide : le chaos social, la fragilité budgétaire et les tensions qui menacent l’année scolaire sont entièrement de sa responsabilité… mais c’est aux autres de faire le ménage. Ali Bongo Ondimba reste « attentif », promet le parti. Oui, attentif à voir si le pays s’écroule assez lentement pour que le PDG puisse encore sauver la face.
En résumé : le PDG a mis le feu à la maison, puis s’étonne que la fumée irrite ses habitants, et termine par un discours solennel sur les libertés et la justice sociale. Moralité : au Gabon, on peut brûler la forêt et pleurer après !
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