( Journée de la femme ) Elisabeth Ngoua Mbina : « structurons-nous, osons entreprendre personne ne construira notre avenir à notre place »
Elisabeth Ngoua Mbina, Présidente du Réseau National des Femmes Médiatrices de Paix ( Renafemga) a, dans une déclaration, salué le courage et la détermination des femmes, leurs aspirations à un Gabon plus juste, inclusif et pacifique tout en rappelant que cette célébration doit également être un moment de réflexion collective.

« Chères actrices engagées pour la paix et le développement, en ce jour dédié à la célébration de la Femme gabonaise, je tiens, au nom du Réseau National des Femmes Médiatrices de Paix du Gabon (RENAFEM-GA), à rendre un hommage bien mérité à toutes les femmes de notre pays, en tête desquelles Mme Zita OLIGUI NGUEMA qui s’investit pleinement pour l’épanouissement de la femme gabonaise.
Cette journée est bien plus qu’une commémoration. Elle est une reconnaissance du rôle essentiel que jouent les femmes dans la construction de notre nation, dans la consolidation de la paix, dans la préservation du vivre-ensemble et dans la transmission des valeurs de tolérance et de cohésion sociale. Le thème de cette année met en lumière trois éléments clé : Autonomisation des femmes à être indépendantes économiquement, Socialement et politiquement fortes, Malgré les faibles avancées, nous constatons des insuffisances à l’accès des femmes aux financement, manque de structuration (coopérative), le potentiel est là, mais les mécanismes d’encadrement sont limités.
Les femmes gabonaises, dans leur diversité, sont au cœur des dynamiques de transformation sociale. Qu’elles soient mères, leaders communautaires, leaders religieux, médiatrices, entrepreneures ou actrices de la société civile, elles portent avec courage et détermination les aspirations d’un Gabon plus juste, inclusif et pacifique.Cependant, cette célébration doit également être un moment de réflexion collective. Elle nous interpelle sur les défis persistants auxquels les femmes continuent de faire face : aux inégalités, aux violences basées sur le genre, aux obstacles à leur pleine participation aux processus de prise de décision, notamment dans les domaines de la paix et de sécurité. Le RENAFEM-GA réaffirme, à cette occasion, son engagement indéfectible à promouvoir le rôle des femmes dans la prévention et la résolution des conflits, conformément à l’agenda international « Femmes, Paix et Sécurité ».
Nous restons convaincues que la paix durable ne peut être atteinte sans la participation active et significative des femmes à tous les niveaux. Nous appelons ainsi les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers, ainsi que l’ensemble des acteurs de la société, à renforcer les mécanismes de soutien en faveur des initiatives portées par les femmes, et à garantir leur pleine inclusion dans les processus de gouvernance et de médiation. Chères femmes l’autonomisation commence aussi par nous-même, par notre capacité à nous organiser, à nous former, à croire à notre potentiel et travailler ensemble. Structurons-nous, osons entreprendre personne ne construira notre avenir à notre place, faisons le choix de l’inclusion.
Nous formulons quelques recommandations :
Mise en place des politique inclusives ; accès équitable aux ressources, terre, crédit, formation, décentralisation des opportunités rurales, promouvoir encore plus le leadership féminin, investir dans les projets structurants pour les femmes, accès aux marchés publics et à la transformation des produits locaux.
Chères sœurs, votre engagement quotidien, souvent silencieux mais profondément impactant, est une source d’inspiration. Continuez à porter haut la voix de la paix, à bâtir des ponts là où d’autres voient des divisions, et à œuvrer pour un avenir harmonieux pour les générations futures. La Ve République doit être celle de la justice sociale et de l’égalité. Autonomiser une femme, c’est développé une nation et ignorer les femmes c’est freiner le progrès. »Ensemble, poursuivons notre marche vers un Gabon où chaque femme est reconnue, respectée et pleinement actrice du développement et de la paix. A l’aube de la Ve République, nous ne demandons pas une faveur mais nous plaidons pour l’équité dans les instances décisionnelles, car lorsque les femmes se lèvent c’est toute la nation qui avance. »



