Le feuilleton politico-judiciaire du Gabon se poursuit avec un suspense digne des plus grands thrillers judiciaires. L’instruction concernant Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo Valentin est pratiquement achevée, et le verdict du renvoi en procès semble inévitable. Mais dans un pays où les coulisses du pouvoir et celles de la justice se confondent parfois dans un ballet trouble, la question demeure : y aura-t-il un vrai procès ou un enterrement de première classe ?
Quand la justice s’éveille, les avocats s’affolent
Les robes noires des prévenus n’en finissent plus de crier à la détention arbitraire et à la séquestration. Rien de surprenant, direz-vous ! Après tout, tout bon prévenu de haut vol mérite une indignation internationale, surtout quand il a les faveurs d’une certaine République voisine. Pendant ce temps, les avocats de l’État gabonais assurent que tout se passe selon les règles. On nous jure la main sur le Code pénal que l’instruction est menée "dans le strict respect de la loi". Mais soyons sérieux : qui a déjà vu un dossier judiciaire d’État se refermer sans quelques secousses politiques et diplomatiques ?
Un menu judiciaire bien garni
Détournement de fonds publics, blanchiment d’argent, corruption, faux et usage de faux… la carte des infractions est aussi riche qu’un buffet de gala au palais présidentiel. On pourrait presque applaudir la diversité des talents présumés de nos deux accusés. Ce qui est sûr, c’est que le cocktail explosif des accusations ne laisse guère de place à un non-lieu. Mais dans un Gabon où le droit est souvent un sport d’endurance, l’issue du marathon judiciaire demeure incertaine.
Victimes ou stratèges ?
Les soutiens de Sylvia et Noureddin crient au procès politique et au complot d’État. Selon eux, la justice gabonaise, d’ordinaire si clémente avec les élites, aurait soudainement découvert une vocation à faire respecter les lois. Quelle audace ! Pourtant, il faut bien admettre que l’ex-première dame et son fils n’ont pas brillé par leur discrétion sous le règne d’Ali Bongo. Entre gestion opaque des finances publiques et ingérence politique, leur influence dépassait largement les attributions familiales traditionnelles.
L’ombre du 30 août
Au-delà des détournements présumés, il est surtout reproché aux accusés d’avoir joué un rôle actif dans la tentative de verrouillage électoral du 30 août 2023. Une accusation qui pèse lourd, car elle touche directement à la légitimité du nouveau pouvoir. Si le procès a lieu, il pourrait devenir un règlement de comptes judiciaire qui scellerait définitivement l’ère Bongo. Sinon, ce sera la preuve que certains secrets d’État doivent rester bien enfouis, même au prix d’une justice édulcorée.
Un procès ou un mirage judiciaire ?
Alors, Sylvia et Noureddin auront-ils droit à un procès en bonne et due forme ou à une sortie discrète sous les feux tamisés de la négociation ? Une chose est sûre : si la justice gabonaise veut prouver son indépendance, elle devra aller jusqu’au bout. Dans le cas contraire, ce sera une énième démonstration que, sous certaines latitudes, la justice sait être aussi souple qu’un accord diplomatique de dernière minute. En attendant, le peuple gabonais observe, parfois amusé, souvent sceptique, cette pièce de théâtre judiciaire où chacun joue son rôle avec brio. Rideau… ou acte suivant ?
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