C’est la descente aux enfers pour la société camerounaise installée au Gabon. Alors que les employés de l’entreprise Foberd Gabon observent depuis, le 08 novembre dernier, un mouvement de grève visant à exiger une amélioration de leurs conditions de travail et de vie, le groupe a reçu récemment la visite de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) et des services spéciaux de la présidence de la République.
Cette visite d’inspection et de vérification de la qualité des produits commercialisés dans les magasins de l’entreprise fait suite à une alerte donnée par des personnes anonymes. La descente dans les locaux de l’entreprise, à Owendo, va être plus que fructueuse. Fraudes sur les étiquettes, vente de produits avariés, trafiques, insalubrité. « Dans le premier dépôt perquisitionné, les agents de l’AGASA vont par exemple découvrir 33 tonnes de « queue de buffle » avariés, soit 1400 cartons de 20 Kg chacun dissimulés dans des emballages soigneusement rangés » rapportent nos confrères de Gabon 24.
L’AGASA va immédiatement faire saisir, pour défaut de qualité, les 33 tonnes de queue de buffle. Georges Nanjip, responsable de nationalité camerounaise de Foberd Owendo va se confondre dans des explications peu convaincantes et spécieuses : « lorsqu’il y a des constats d’avarie, on a eu une commission. Ces produits sont encore bons mais ne sont pas vendables. Cette commission est mise sur pied pour parler d’un problème de la qualité… » Rien que ça !
Qu’importe, après ces explications alambiquées, les inspecteurs de l’AGASA vont poursuivre leur visite à la SOFAVIN, l’entreprise en charge de la fabrication et la commercialisation du jus Coca-Cola. Là aussi, c’est la consternation. Les inspecteurs découvrent que la première matière de fabrication de ce jus est avariée. Pour masquer la date de péremption, les responsables de Foberd faisaient remplacer les étiquettes. « Nous avons des produits qui servent à la fabrication de Coca-Cola dont les dates de péremption ont été dépassées depuis le 12 novembre 2024 alors que nous sommes déjà en décembre 2024 » explique l’un des inspecteurs de l’AGASA. Mieux, nous avons découverts « des produits sur lesquels la date de péremption a été falsifiée afin que ces produits puissent être encore utilisés » Incroyable !
Mais le niveau de cruauté des responsables de cette entreprise ne s’arrête pas là, puisqu’ils vont jusqu’à revendre, à moitié prix, aux commerçants des sacs de riz dont la date de péremption est dépassée. On parle dans cette entreprise criminelle « d’avarie récupérable ». « En réalité ce sont des produits expirés que cet opérateur revend aux populations. Nous avons l’exemple de ces pots de beures emballés dans plusieurs sacs. Cet opérateur économique n’a jamais fait identifier ces produits avariés » se désole l’inspecteur.
C’est normal, vous faites de la pitié avec les gens qui viennent nous tuer dans notre pays. On met les dirigeants en prison et on récupère foberd. Il faut vraiment que l’on devienne très sévère avec les étrangers.
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