Monument Georges Damas Aleka : 2 ans de retard et 8,5 milliards dépensés, l’entrepreneur Erick Mauro Nguema « va répondre de ses actes »

Le dossier traînait depuis trop longtemps. Le Gouvernement a décidé de trancher. Les travaux du monument Georges Damas Aleka, dédié à l’auteur de l’hymne national, ne sont toujours pas livrés depuis 2 ans. Et ça ne restera pas impuni.
Un chantier englué malgré 8,5 milliards FCFA
Financé sur fonds publics à hauteur de plus de 8,5 milliards de FCFA, le chantier accuse aujourd’hui plus de 2 ans de retard. Résultat : l’ouvrage ne sera pas livré dans les délais contractuels. Pour sauver la face à l’approche de la fête nationale du 17 août, l’État a dû débloquer en urgence une enveloppe supplémentaire de 300 millions de FCFA. Objectif : finaliser la façade et rendre opérationnel l’ascenseur donnant accès au musée intégré à l’édifice.
Les manquements ne resteront pas impunis
Le message est venu directement du porte-parole de la Présidence de la République, lors de sa conférence de presse du 17 juillet 2026 à Libreville. Verbe ferme, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a affirmé que « les manquements constatés ne resteront pas impunis ». Conséquence : dès le 16 août prochain, l’entrepreneur attributaire du marché initial, Erick Mauro Nguema, devra répondre devant la justice gabonaise. Les faits qui lui sont reprochés : mauvaise gestion des fonds publics et non-respect de ses engagements contractuels.
Le monument Damas Aleka n’est pas un chantier comme les autres. Il porte le nom de celui qui a écrit « La Concorde ». Pour le Gouvernement, il est hors de question que ce symbole national soit transformé en éléphant blanc. L’État a mis l’argent. Il exige maintenant les résultats. Et la justice.



