Crise à l’AGASA : Jean Delors Biyogue Bi Ntougou ou le management du chaos !
Au sein de cette structure en charge de la sécurité alimentaire l’on ne parle plus de « dysfonctionnements » mais de graves dérives mettant en mal la survie de la structure. Dans un courrier explosif daté du 18 août 2026, la Directrice Administrative et Financière, Edwige Lekoyi, a tiré sur la sirène d’alarme. Une missive, mieux une lettre de mise au point, visant à se désolidariser de la gestion catastrophique de l’Agasa par son Directeur Général, Jean Delors Biyogue Bi Ntouguou. Dans cette lettre dont Top Infos Gabon a obtenu une copie, la Daf y dénonce une gestion autoritaire, opaque et dangereuse pour l’agence et même pour l’État.
Jean Delors Biyogue n’a pas pris la tête de l’AGASA pour diriger. Il l’a prise pour régner
La DAF l’accuse crûment en soulignant que : « par le fait d’être ordonnateur de crédit, vous vous êtes arrogé tous les droits, y compris celui de financier ». Traduction : le DG de l’AGASA décide, dépense, recrute. Et il n’informe personne. Résultat : les salaires sont faits « sans aucune vérification de ma part ». Les recrutements se font au « service financier, sans que je sois associée », se désole la Daf. Pourtant, l’AGASA n’a rien d’une « boutique privée » ou » d »une entreprise familiale » dont aurait hérité Jean Delors. L’Agasa est une entité publique donc le fonctionnement repose sur des règles de gestion. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, le DG ayant décidé de supprimer le contre-pouvoir légal. Voilà une gestion autocratique.
Autre élément d’une gestion médiocre et irresponsable, les prélèvement des cotisations sociales non reversées. La DAF dit avoir alerté « à plusieurs reprises » : on prélève sur les fiches de paie des agents, mais on ne reverse pas à la CNSS, à la CNAMGS, aux Impôts. On nage en plein détournement. Des agents de l’AGASA cotisent pour leur retraite et leur santé. L’argent disparaît dans les caisses de l’agence. C’est du détournement. C’est du pénal. Et c’est le DG qui en porte la responsabilité en tant qu’ordonnateur.
La DAF ne manque pas de relever que service financier fonctionne « dans une totale opacité ». « Tout est verrouillé de sorte que je ne puisse avoir accès aux données ». À l’AGASA sous Jean Delors, la transparence est un crime et le secret est une règle. Même les petites décisions se prennent sans concertation. Retrait du carburant aux Directeurs, décidé seul. Le 14 août, la DGB annonce 25 000 000 FCFA pour la CIPV. La DAF l’apprend par courrier. Elle n’a été « associée à aucune étape ».
C’est la preuve d’un management du chaos où le DG décide dans son coin et informe après. La DAF a compris. Elle jette l’éponge et se couvre : « Je me désolidarise de toute forme de gestion actuelle de l’Agence à laquelle je ne suis pas associée ». C’est un acte d’une gravité extrême. La responsable des finances de l’AGASA dit publiquement : je ne cautionne pas, et je ne répondrai pas des dégâts.
Jean Delors dirige l’AGASA comme une propriété privée. Avec une dette sociale qui explose, des audits bloqués et des agents sacrifiés. L’AGASA est chargée de la sécurité alimentaire mais elle est elle-même en insécurité administrative.



