Libreville, 12 septembre 2026. Le projet avance, mais pas sans les populations. Ce samedi 12 septembre dernier, le Gouvernement a réuni à Okala tous les acteurs concernés par le futur *élargissement de la voie. Objectif : expliquer, rassurer, et poser les bases d’un projet qui veut concilier aménagement urbain et respect des riverains.
La rencontre, organisée par la Gouverneure de l’Estuaire, Mme Marie-Françoise DIKOUMBA, et coprésidée par le Ministre du Logement, M. Mays MOUISSI, avait une portée politique forte. Autour de la table : le Ministre de l’Intérieur, M. Adrien NGUEMA MBA, les services techniques du Ministère des Travaux Publics, les maires de Libreville et d’Akanda, ainsi que les élus de la circonscription.
Un dispositif complet. Le message est clair : l’État ne veut pas imposer. Il veut expliquer. Les échanges ont porté sur les 4 points qui cristallisent toujours les tensions lors des grands travaux : Le tracé envisagé : précisions données pour que chaque riverain sache s’il est concerné. Les caractéristiques techniques : une future voie pensée pour fluidifier le trafic et désengorger Libreville-Nord. L’évaluation des constructions : comment seront estimés les biens bâtis. Les mécanismes d’indemnisation : les modalités pour que personne ne perde sans compensation.
Dès lundi 14 septembre 2026, les équipes de l’ANUTTC seront déployées sur le terrain. Leur mission : procéder à l’évaluation du cadre bâti et du foncier concerné. Une étape clé avant toute démolition. L’enjeu dépasse Okala. Cette voie doit assurer la continuité de la voie de contournement de l’aéroport jusqu’au futur hôpital spécialisé dans la prise en charge des AVC, sur le site du Delta Postal. Mais le Gouvernement insiste : la priorité est de trouver des solutions techniques permettant de limiter au maximum les démolitions.
Autrement dit, construire sans détruire inutilement.
Cette nouvelle rencontre n’est pas anecdotique. Elle traduit une volonté : maintenir un dialogue permanent, franc et transparent avec les populations. Dans un pays où les grands travaux ont trop souvent rimé avec expropriations brutales, la méthode change. On évalue d’abord, on indemnise ensuite, on construit en dernier.
L’élargissement de la voie d’Okala sera donc un test. Le test de la capacité de l’État à moderniser Libreville tout en préservant le droit des citoyens à être entendus, informés et dédommagés.