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Mali: pourquoi la protection Russe est-elle remise en cause ?

Les récentes attaques des groupes terroristes dans le nord du Mali ont mis à nu les défaillances dans le dispositif de sécurité de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Ces attaques interrogent surtout sur l’efficacité opérationnelle des mercenaires russes engagés sur le théâtre des opérations.

Fort de cette réalité, le site en ligne  Le Devoir rappelle que  Le FLA et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, allié à al-Qaïda) ont porté un rude coup à la junte en lançant samedi, jusqu’aux abords de la capitale, Bamako, des assauts coordonnés meurtriers qui ont viré au mauvais scénario pour les Russes au Mali. Les assaillants ont notamment tué le ministre de la Défense Sadio Camara, considéré comme le principal architecte du repositionnement stratégique pro-russe du Mali depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en 2020.

les combattants russes, passés l’an dernier sous la bannière d’Africa Corps, un groupe plus directement contrôlé par le Kremlin que ne l’était Wagner, ont dû battre en retraite de Kidal dimanche, après avoir conclu un accord avec le FLA pour éviter un bain de sang.

Des images de débâcle relayées sur les réseaux sociaux peu rassurantes pour le Mali comme pour le Burkina Faso et le Niger, autres pouvoirs militaires qui se sont rapprochés de Moscou après s’être détournés de l’ancienne puissance coloniale française.

Invisible pendant trois jours après les attaques, le leader de la junte malienne, le général Assimi Goïta, a pris soin de réapparaître mardi après-midi aux côtés de l’ambassadeur russe dans le pays, avant de saluer dans la soirée « la qualité de la coopération avec nos partenaires stratégiques, notamment la Fédération de Russie ».

Au niveau stratégique, Bamako comme Moscou « ont sous-estimé la profondeur du conflit et les limites d’une solution purement militaire », estime Sergueï Eledinov, officier militaire russe à la retraite et expert en sécurité africaine.

Alors que sous Wagner les Russes « allaient vraiment au carton avec les Maliens », sous Africa Corps ils sont « un peu sur la retenue et font plus de la protection, de la formation, du défensif », note Lou Osborn, enquêtrice du collectif All Eyes on Wagner.

Les Russes, régulièrement accusés — comme les forces maliennes ou les groupes armés rebelles — d’exactions souvent meurtrières contre les civils, le sont également de privilégier les régions d’où ils peuvent tirer des ressources, notamment les mines d’or, plus que d’autres isolées et exposées aux assauts rebelles.

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