( 1700 milliards de Fcfa de dettes ) Un mois pour payer ou la prison : les 600 débiteurs sous pression !
Le coup de marteau est tombé. Après la révélation par la Cour des comptes d’un stock de 1 700 milliards de FCFA de dettes et d’amendes à recouvrer, le Chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema a décidé d’accélérer le processus de recouvrement desdites dettes. Selon RFI et Direct Infos Gabon, le président de la République vient d’ accorder un délai d’un mois, jusqu’au 7 octobre 2026, aux 600 personnes physiques et morales concernées par le règlement de cette dette.
Qui sont les 600 débiteurs ? Il ne s’agit pas de simples citoyens, mais de hauts cadres de la République. Notamment des ministres, des comptables publics, des maires, des présidents de départements et des chefs d’entreprises. En cas du non paiement de cette dette. L’avertissement est sans équivoque. « Sans exécution de cette injonction, les mis en cause risquent d’être traduits, dès le 7 octobre 2026, devant la Cour criminelle spécialisée.
Le recouvrement relève d’abord de l’exécution des décisions de la juridiction financière. Mais si les faits sont « susceptibles de constituer des infractions pénales, des poursuites peuvent intervenir selon les procédures prévues par la loi », indique une source à la Cour des comptes. Le montant révélé par la Cour est colossal : 1 700 milliards FCFA, soit environ 31% du budget rectifié de l’État pour 2026, fixé à 5 495,2 milliards.
Attention, indique la même source : il ne s’agit pas d’argent déjà récupéré. C’est un « stock de sommes réclamées sur une période de 20 ans à des justiciables à la suite de décisions financières ». La Cour des comptes affirme avoir engagé 368 missions avec un taux d’exécution de 89,10%. Les contrôles ont porté sur la sécurité sociale, les évacuations sanitaires et les Fonds des Gabonais économiquement faibles.
La question désormais : combien sera effectivement recouvré, dans quels délais et auprès de quels débiteurs ? « C’est à ce niveau que cette opération prendra toute sa portée. Après les audits et les décisions, le Gabon entre désormais dans la phase la plus difficile : faire effectivement revenir l’argent public dans les caisses de l’État ».



