Economie

Port de Kobé-Kobé : jusqu’à 160 000 emplois, la jeunesse au premier plan

C’est peut-être le chiffre que retiendront les Gabonais : jusqu’à 160 000 emplois directs et indirects. En lançant les travaux du port en eau profonde de Kobé-Kobé, le Gabon ouvre l’un des plus grands chantiers de son histoire récente, et place la jeunesse au centre de l’équation.

Le projet ne se limite pas à une infrastructure portuaire. Il relie la mine de fer de Belinga au littoral par une nouvelle voie ferrée, prévoit une plateforme de transformation et s’appuiera sur le futur barrage de Booué pour son énergie. Cette chaîne intégrée a une conséquence directe pour l’emploi : une partie du minerai a vocation à être transformée sur place, ce qui suppose des techniciens, des ingénieurs, des ouvriers et des métiers de la logistique formés et recrutés au Gabon.

Pour une population jeune en quête de débouchés, l’enjeu dépasse le symbole. Le complexe, dont la mise en service est visée à l’horizon 2030, doit irriguer tout un tissu d’activités, de la sous-traitance aux services. L’opérateur retenu, Africa Global Logistics, est déjà présent dans le pays, où il emploie une main-d’œuvre très majoritairement gabonaise.

Reste à transformer la promesse en réalité. Mais l’orientation est claire : faire de ce projet un moteur d’opportunités pour les nouvelles générations plutôt qu’une rente confisquée. C’est l’un des marqueurs que le chef de l’État entend imprimer à ce chantier, en faisant de l’emploi des jeunes non pas une retombée espérée, mais un objectif assumé dès le départ.

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