Economie

Chambre de commerce du Gabon : 8 ans de blocage, grève des agents, les opérateurs réclament un bureau provisoire

La maison est à l’arrêt. Pendant que le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA multiplie les rencontres avec les investisseurs du monde entier, la principale voix du patronat gabonais est en grève. La Chambre de Commerce du Gabon est au bord de l’implosion. Le constat est sévère. Depuis plus de 8 ans, le bureau de la CCI-Gabon n’a plus été réuni. Résultat : les affaires courantes ne sont plus assurées.

La situation s’est aggravée ces derniers jours avec une grève du personnel. Les agents réclament deux choses : Un plan social et le départ de la Directrice Générale, accusée de protéger le Président actuel, Jean Baptiste BIKALOU. Un mandat caduc, une administration paralysée, et des opérateurs économiques livrés à eux-mêmes.

La proposition des opérateurs : un bureau provisoire tripartite. Face à l’urgence, les membres de la Chambre avaient déjà saisi le ministre de tutelle, le Ministre de l’Économie, et le président de la Fédération des Entreprises du Gabon, FEG, Alain Claude KOUAKOUA.

Leur proposition : la création par arrêté ministériel d’un bureau provisoire composé de : des représentants de la FEG, des représentants des PME, des représentants de l’Administration. Mission claire : organiser de nouvelles élections et assurer la gestion courante de l’institution.

« Le mandat du bureau de la chambre de commerce du Gabon est de ce fait caduque. Monsieur Jean Baptiste ne devrait plus parler ou signer au nom de la chambre de commerce du Gabon », souligne un opérateur économique, membre du bureau de la Chambre de commerce.

L’enjeu dépasse la crise interne. Alors que le Chef de l’État multiplie les contacts avec les hommes d’affaires du monde pour vendre la destination Gabon, le pays n’a plus d’interlocuteur consulaire fiable et structuré. Comment convaincre des investisseurs étrangers quand la maison patronale est fermée ?   Comment défendre les PME quand la tribune censée porter leurs problèmes est muette ?

Pour les opérateurs, le temps n’est plus aux atermoiements. Il faut un pilotage provisoire, neutre et légitime, pour remettre la Chambre de Commerce en ordre de marche.

La balle est désormais dans le camp du Gouvernement.

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