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Drame à Tchibanga : le parquet ouvre une enquête après la mort de Guiliane Alicia Matamba au domicile d’un commandant de police

Le silence a été brisé. Le Parquet de la République près le Tribunal de première instance de Tchibanga a ouvert une enquête judiciaire après la découverte macabre du corps sans vie de Feue Matamba Matamba Guiliane Alicia. Le drame se serait déroulé au domicile d’un commandant de police, au quartier Moukenga, dans le 2ᵉ arrondissement de la capitale provinciale de la Nyanga.

Selon le communiqué officiel du ministère public, l’alerte est parvenue au Parquet le 16 juillet 2026 vers 16h30.  Réaction immédiate : le Procureur de la République, accompagné des Officiers de Police Judiciaire et d’un médecin requis, s’est rendu sur place. Objectif : effectuer les constatations d’usage et faire constater légalement le décès. Le corps a ensuite été transféré à la morgue du Centre Hospitalier Régional de Tchibanga.

Un commandant de police au cœur du dossier

C’est là que l’affaire prend une autre dimension. Le domicile en question appartiendrait à un commandant de police.  D’après le Parquet, ce dernier occupait jusqu’au 5 mars 2026 les fonctions de Chef d’Antenne de l’Office Central Anti-Drogue, OCAD, de la Nyanga. Son identité n’a pas été officiellement communiquée. Mais selon plusieurs sources proches du dossier il s’agirait du commandant Cédric Sosthène Essone.  Conséquence directe : une mesure de garde à vue a été prise à l’encontre du commandant pour les besoins de l’enquête.

L’autopsie pour éclairer les zones d’ombre

Pour comprendre ce qui s’est réellement passé, le Parquet a requis une autopsie médico-légale. Elle a été réalisée ce 19 juillet 2026.  Les résultats sont attendus. Ils devront éclairer les circonstances exactes du décès de la jeune femme. Dans son communiqué, le Parquet présente ses condoléances à la famille endeuillée. Et il rassure : les investigations se poursuivent.  Le but est clair : établir les causes exactes du décès, dans le respect de la « présomption d’innocence » et des principes de « l’État de droit ».

À Tchibanga, la stupeur fait place aux questions. Et toute la Nyanga attend désormais les conclusions de l’enquête.

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