Dette réclamée au Gabon : l’Etat rejette la demande de 185 milliards exigés par USD de BOSCH Capital
Le Gouvernement invoque des documents "sans valeur exigible" et une sentence arbitrale déjà favorable.
Libreville, 1er septembre 2026– L’État gabonais est de nouveau visé par une réclamation financière internationale. Bosch Capital, fonds sud-africain, réclame le paiement d’une dette évaluée à plus de 330 millions de dollars, soit environ 185 milliards de FCFA. Une demande que le Gouvernement rejette fermement.
Une créance liée à Paramount Logistics
Selon _Africa Intelligence, Bosch Capital affirme détenir des créances à la suite d’une cession opérée par la société Paramount Logistics Corporation Limited. Le fonds a saisi l’État gabonais par courrier adressé à la représentation diplomatique gabonaise en Afrique du Sud.
Le fonds a fixé au Gouvernement un ultimatum : exécuter le paiement avant le 3 septembre 2026, sous peine d’alerter plusieurs acteurs du système financier international.
« Des documents sans valeur exigible » selon Libreville
La riposte des autorités gabonaises ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration le *30 août 2026*, le *Porte-parole du Gouvernement, le Pr Edgard Mombo, a tranché : » les pièces produites par Bosch Capital « ne constituent pas des billets à ordre exigibles, mais de simples promesses de paiement rattachées à un différend antérieur, déjà tranché par voie arbitrale ».
Distinction juridique essentielle pour Libreville : « une promesse de paiement n’ouvre pas les mêmes droits qu’un titre de créance exécutoire ».
Une sentence arbitrale déjà favorable à l’État gabonais
Le Gouvernement s’appuie sur une décision de justice. Il rappelle que la *Cour de justice de Londres, dans une sentence rendue le 6 février 2024, a débouté Paramount Logistics Corporation de l’ensemble de ses prétentions. Pire pour la société : elle a été condamnée à verser *110 000 euros*, soit environ *72 millions de FCFA* à la République gabonaise.
Un arrière-plan judiciaire qui fragilise, selon l’État, la démarche de Bosch Capital. D’autant que la créance revendiquée, près de 3 000 fois supérieure au montant tranché en faveur de l’État gabonais lors de cette procédure, « découlerait précisément d’une cession opérée par une société déjà déboutée sur le fond ».
L’État annonce une défense « par toutes les voies de droit »
Face à cette réclamation, les autorités gabonaises contestent le bien-fondé des prétentions de Bosch Capital. Elles indiquent qu’elles useront de « toutes les voies de droit disponibles pour préserver les intérêts financiers de l’État ».



