(Gab’Oil) Du Chef de service humilié au Directeur général ovationné : Eric Alain Sounda, la revanche d’un revenant
A travers une note de service prise le 21 mai dernier, la rétrogradation d’Eric Alain Sounda est confirmée par celle qui pense être indéboulonnable au poste de directeur général de Gab’Oil. Cet homme réputé pour son calme face à toutes épreuves encaisse sans rien dire. Il vient pourtant de passer d’un poste de directeur à chef de service commercial au sein cette structure publique en charge de la distribution de produits pétroliers au Gabon.
Les raisons de cette rétrogradation sur fond d’humiliation ? Eric Alain Sounda, comme plusieurs autres directeurs, paie le prix d’une gestion chaotique et personnalisée de la structure. Règlement de comptes, intimidations, chasse aux sorcières, démissions, gestion calamiteuse des ressources financières, favoritisme, copinage, nominations fantaisistes, explosion de la masse salariale… Renée Patricia Ku-Kumbe régnait en maitre dans une entreprise publique qu’elle croyait avoir reçu en héritage.
Sauf que la situation va très vite changée. Quelques heures après la publication de la note de service qui fait d’Eric Alain Sounda un « petit » chef de service, ce dernier est bombardé au poste de directeur général de Gab’Oil au conseil des ministres. Stupeur ! La prétendue intouchable vient d’être débarquée.
Avait-elle connaissance de son limogeage? Pour plusieurs sources au sein de Gab’Oil, il n’y a pas de doute puisqu’elle va, immédiatement, suspendre l’organigramme rendu public le 21 mai, soit quelques heures avant que se tienne le conseil des ministres. Une gesticulation qui ne va rien changer à son sort.
Pour tenter de sauver la face, du moins de ce qui reste de son honneur, Renée Patricia Ku-Kumbe parle d’un bilan positif. Elle énumère quelques réalisations histoire de pleurnicher un autre poste. Au chef de l’Etat d’apprécier. Entre temps, le nouveau directeur général est attendu sur le terrain de la restructuration d’une entreprise qui a trop souffert du pilotage à vue des directeurs généraux incompétents.



