Société

La Poste SA : Alfred IKAKA BOBE en tournée, entre constats amers et promesses d’investissement

Le 7 juillet 2026, le Directeur Général de LA POSTE SA, Alfred IKAKA BOBE, était à Ntoum et Kango. Deux jours plus tôt, il était à Cocobeach et à Libreville. Objectif affiché : « dresser un état des lieux complet ». Le constat ? Il pique

Accompagné de la PCA Louise BOUKANDOU MOUSSAVOU, le DG a vu ce que les usagers dénoncent depuis des années.  Infrastructures vieillissantes. Bureaux qui tombent en ruine. Ordinateurs en panne ou absents. Outils de travail insuffisants.   Résultat : des agents qui font du mieux qu’ils peuvent, mais avec les mains liées. Et des citoyens qui patientent des heures pour un service qui devrait être simple.

On ne découvre rien. On confirme. La Poste gabonaise souffre d’un sous-investissement chronique. À force de repousser les réhabilitations, on en arrive à un réseau qui freine au lieu de relier.

Face à l’urgence, le DG assure. Pas de langue de bois, mais un engagement budgétaire : dans le cadre de la planification stratégique et du budget 2026, LA POSTE SA va lancer « dans les meilleurs délais » un plan d’investissement prioritaire.   But : réhabiliter, équiper, et renforcer les capacités opérationnelles sur tout le territoire national.

L’intention est bonne. Elle s’inscrit même « conformément aux instructions du Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA ». Le signal politique est clair : il faut relancer la Poste.

Mais c’est là que l’attente commence. Car les Gabonais ont déjà entendu parler de plans, de modernisation, de relance. Ce qu’ils veulent voir maintenant, ce sont des toits refaits à Ntoum, des ordinateurs neufs à Kango, du réseau internet à Cocobeach. Et des délais.

Cette tournée est utile. Elle a le mérite de sortir la direction des bureaux climatisés de Libreville. Elle remet l’agent de guichet au centre. Pour que cela ne reste pas qu’une photo de campagne, 3 chantiers sont incontournables :

L’urgence matérielle : réparer ce qui peut l’être tout de suite. Un bureau sans courant ni imprimante ne peut pas parler de modernisation.

  1. L’humain : améliorer les conditions de travail, c’est aussi former, motiver et recruter. Une Poste moderne se fait avec des postiers valorisés.
  2. Le service : au-delà des murs, il faut des services qui répondent aux besoins de 2026 : colis, e-commerce, transfert d’argent, services numériques.

Le diagnostic est posé. La promesse est faite. Maintenant place aux actes. Sinon la Poste restera un souvenir.

 

 

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