
L’actuel maire de Libreville n’est plus en difficulté, il est désormais assis sur une chaise éjectable. Après avoir rejeté le budget primitif 2026 proposé par le maire, les conseillers municipaux, essentiellement ceux de l’UDB, envisagent désormais de le destituer. En cause, une gouvernance financière calamiteuse, mais surtout ce dossier de détournement des loyers municipaux du marché de Petit Paris par un ressortissant étranger proche du maire.
D’après des sources proches du conseil municipal, l’homme d’affaires de nationalité malienne nommée Ntoukara aurait perçu, en lieu et place des régisseurs de la mairie centrale, les loyers d’un montant avoisinant la somme de 700 millions de FCFA. Une somme, qui d’après des sources proches du dossier, aurait été reversée aux membres du cabinet du maire.
L’affaire qui relevait encore de la simple rumeur dans les couloirs de la mairie prend une tout autre tournure lorsque sieur Ntoukara est interpellé puis auditionné par les services judiciaires, notamment la direction générale des recherches (DGR). Des faits confirmés par Armel Ferryse Ndjegou Mickala, l’ex responsable des jeunes commerçants gabonais du marché de Mont-Bouet, aujourd’hui conseiller technique du ministre du Commerce, va dans une vidéo, confirmer l’arrestation le 2 avril dernier de l’homme d’affaires malien. Ce dernier, poursuit-il, a été par la suite relâché deux jours après.
Lors de son audition Ntoukara aurait reconnu avoir perçu l’argent des loyers en lieu et place des régisseurs de la mairie. Pire, s’indigne Ferryse Ndjegou Mickala, cet opérateur économique collectait cet argent alors qu’il ne disposait même pas d’un arrêté municipal lui donnant une telle prérogative. Scandale !
Une affaire sale suffisante pour que les conseillers municipaux exigent dans l’immédiat la tête de Mathieu Obame Etoughe.



