Setrag : bataille au sein du SYCAT, Christian Magni accusé d’ingérence
La tension est montée d’un cran à la Société d’exploitation du Transgabonais / SETRAG. Un conflit interne oppose deux camps rivaux pour le contrôle du *SYCAT*, le Syndicat du personnel de la SETRAG, sur fond d’accusations croisées d’ingérence et de manœuvres jugées illégales.
À l’origine du différend, une Assemblée Générale Extraordinaire tenue le 11 juin 2026. Lors de cette rencontre, les deux tiers du Bureau exécutif du SYCAT ont voté la destitution de son président, Davi-Glen Ntandou Bikouta, pour « perte de confiance ».
Motif de cette destitution : des faits de collusion entre le président du syndicat avec la direction de l’entreprise. Davi Glen Ntandou Bikouta est ouvertement accusé d’être « un syndicaliste au service du directeur général de la Setrag. La plateforme *SYCAT-FETRAG-SETRAG se prévaut d’une pétition interne ayant recueilli plus de 300 signatures sur 476 adhérents en faveur de cette destitution.
Sauf que la destitution est fermement contestée par le camp du président déchu. Dans un courrier daté du 10 août, la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon / CSTG a été saisie du dossier. C’est là que le nom du Directeur général de la Setrag, Christian Magni revient. Il est directement accusé d’ingérence dans les affaires internes du syndicat.
Pour le camp contestataire, la direction de la SETRAG aurait « instrumentalisé » la crise pour reprendre la main sur le syndicat. Les contestataires parlent d’une « manœuvres illégales » visant à maintenir un président qui aurait perdu la confiance de la base.
Résultat : le SYCAT se retrouve aujourd’hui scindé en deux camps qui se disputent la légitimité. D’un côté ceux qui réclament l’application du vote du 11 juin. De l’autre ceux qui dénoncent une procédure biaisée et une intervention de la direction. Chaud devant !



