Société

Pénurie de gasoil : un retour à la normale dès ce dimanche 4 octobre, le gouvernement en première ligne pour endiguer la crise

Contrairement à ce que laissent entendre les critiques faciles, la crise temporaire observée depuis le 30 septembre dans le Grand Libreville n'est ni le fruit de l'improvisation, ni celui de l'inaction. Face à la pénurie, l'État a pris des mesures d'urgence. Et sur le fond, les chiffres prouvent que le gouvernement protège les gabonais.

Le constat est réel : le gasoil manque dans plusieurs stations du Grand Libreville depuis le 30 septembre 2026. Les distributeurs ont limité les ventes à 10 000 F par véhicule pour tenir le choc. Mais la réponse a été immédiate. Dès le 2 octobre, le Ministère du Pétrole et du Gaz a réagi avec transparence. Il a expliqué la cause : une diminution des stocks chez les marketeurs. Et il a activé le plan d’urgence :

– Les réserves de la SGEPP, la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers, ont été mises à la disposition des distributeurs.

– Un rationnement temporaire a été mis en place pour préserver les stocks restants.

– Une coordination totale a été assurée avec la *Sogara* et l’ensemble des distributeurs.

Résultat : un navire d’importation est arrivé dans la soirée du samedi 3 octobre. Le Ministère annonce un retour à la normale de la distribution prévu à compter de ce *dimanche 4 octobre 2026. C’est une crise gérée, pas subie.

Les prix sont restés les mêmes en dépit de la crise

C’est le point que beaucoup oublient. Pendant que le monde flambe, le Gabon amortit le choc. De mars à août 2026, le prix du gasoil a renchéri de *59% sur le marché mondial, à cause du blocage du détroit d’Ormuz depuis le 28 février 2026. Le baril de Brent dépasse les 100 dollars.

Au Gabon ? Pas un franc de plus depuis le 1er janvier 2024.

– Le litre d’essence : 595 F CFA

– Le litre de gasoil : 575 F CFA

Mieux encore, sur instruction du Chef de l’État, la bouteille de gaz de 12 kg est passée de 5 950 F à 4 950 F. Le Gabon a l’essence la moins chère de la CEMAC. Ce n’est pas un hasard. C’est un choix politique fort. Et ce choix a un coût : l’enveloppe de la subvention, prévue au 1er janvier 2026, est passée de *12 à 55,3 milliards de FCFA en 2025. C’est l’État qui paie l’écart. C’est l’État qui se sacrifie pour que le prix à la pompe ne flambe pas.

Le problème ancien est connu : La Sogara, à Port-Gentil, est en service depuis 1967. Sa capacité d’environ 1,2 million de tonnes par an ne couvre pas tous nos besoins pour 11,1 millions de tonnes de brut produites au Gabon en 2025. Le complément de carburant est importé, au prix mondial.

La solution de fond, elle, est déjà lancée depuis un an :

– Accord pour une nouvelle raffinerie à Port-Gentil

– Études de modernisation confiées à Technip Énergies

– Audit complet de la Sogara

Et pour l’avenir, le gouvernement prépare une révolution sociale : que l’aide aille à ceux qui en ont besoin. Selon la Banque mondiale, 96% de la subvention profite à la moitié la plus aisée de la population. Le gouvernement se donne les outils pour mieux cibler son soutien : registre social unique lancé en juillet 2026, nouveau recensement des Gabonais économiquement faibles en septembre 2026.

 

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