« Mon gars c’est ton gars » : comment une affaire de « coeur » sur WhatsApp se termine en pugilat et par la prison

Le Tribunal de première instance (TPI) de Lambaréné a refusé du monde à la faveur de cette audience _ organisée le 25 juin 2026, rapporte _L’Union_. Quatre jeunes femmes y étaient poursuivies pour des faits d’agression sur une autre jeune fille. À l’issue des débats, elles ont été toutes condamnées à 5 mois de prison ferme et à une amende de 24 mille Fcfa. En plus de verser à la victime la somme de 600 mille FCFA en réparation du préjudice subi.
Les faits selon L’Union
Tout part de la création d’un groupe WhatsApp dénommé « Ton gars c’est mon gars ». Ledit groupe qui comptait plus de 160 membres consistait à publier l’identité du conjoint, du moins du petit copain, de chaque membre du groupe. Les tensions éclatent lorsqu’une des jeunes filles membre du groupe découvre qu’un autre membre entretiendrait une relation amoureuse avec celui qui serait le père de son enfant. Cette dernière va alors prendre contact avec sa « rivale » pour lui demander de mettre fin à cette relation. Sommation à laquelle la jeune fille n’oppose pas de résistance. Cette dernière aurait même présenté ses excuses.
Pas suffisant pour l’instigatrice du pugilat. Elle va, avec l’aide d’autres filles membres du groupe, organiser un guet-apens à la jeune fille supposée être la maitresse du père de son enfant. Elles vont rouer de coups la jeune fille avant de filmer et d’envoyer la vidéo sur les réseaux sociaux. Comme il fallait s’y attendre la vidéo devient très vite virale.
Inacceptable pour les magistrats qui ont reconnu coupables de coups et blessures volontaires les quatre prévenues avant de les envoyer séjourner à la prison centrale de Lambaréné.
Réseaux sociaux, dérives juvéniles et réponse judiciaire
L’affaire de Lambaréné illustre une dérive constatée dans l’usage des plateformes de messagerie. L’affaire démontre comment un outil de communication peut servir à organiser des violences de groupe, en transformant un conflit interpersonnel en agression collective.
La rigueur de la justice comme réponse
Le verdict rendu par le TPI de Lambaréné se distingue par sa fermeté. Les quatre prévenues ont été condamnées à une peine de prison ferme de 5 mois, assortie de dommages et intérêts. En retenant la qualification de « coups et blessures volontaires »_ et en prononçant de la prison ferme, le tribunal sanctionne non seulement les violences physiques, mais aussi leur organisation via un groupe WhatsApp.
Par cette condamnation, la justice rappelle que les actes commis dans le prolongement d’échanges sur les réseaux sociaux relèvent du droit pénal. La peine d’emprisonnement ferme marque la volonté de l’institution judiciaire d’apporter une réponse dissuasive à ce type de violences.



