Economie

( Exploitation de l’URANIUM) ORANO démonte les déclarations du Général Tiani  : « la France n’envoie pas de résidus au Niger pour les traiter en Russie »

Paris, 23 août 2026 – La tension monte entre Niamey et Orano.  Lors de son interview à la télévision nigérienne du 27 juillet 2026, le Général Tiani, Président du Niger, a accusé la France d’envoyer « discrètement ses résidus d’uranium en Russie pour être retraités ».  Dans une mise au point, Orano démonte point par point ces contre-vérités.  

Première réponse d’Orano : le groupe « n’est plus présent en Russie, n’a pas de salariés dans le pays et n’a pas de contrats en cours portant sur des achats ou des ventes d’uranium naturel, de retraitement ou enrichi avec des entreprises russes ».

Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, Orano assure avoir renforcé son plan de vigilance avec la mise en place d’une cellule dédiée. Mission : « s’assurer en permanence du complet respect des mesures édictées à l’encontre de la Russie ».  Le groupe dispose aussi d’un processus de contrôle et d’approbation préalable pour toute activité avec une partie russe.

Concernant un passé commercial, Orano rappelle avoir finalisé en septembre 2022 l’exécution d’un contrat signé en 2020 avec Rosatom. Il portait sur la fourniture de 1 150 tonnes d’uranium recyclé, destiné à être enrichi à l’usine de Seversk en Russie pour être utilisé dans des réacteurs nucléaires russes. Ce contrat est « désormais intégralement soldé ».

Le Général Tiani a également dénoncé l’exploitation minière par la France.  Orano répond en citant les ordonnances prises par le Niger le 26 juillet 2023, dans « un contexte souverainiste revendiquant de reprendre en main des activités d’exploitation minière ».  Selon le groupe, ces mesures et la violation de titres miniers et d’accords « causent de très sévères préjudices au groupe Orano ».

Face à l’absence de réponses, Orano dit avoir engagé des procédures d’arbitrage devant les tribunaux internationaux compétents  pour « obtenir réparation de son préjudice ».  Le groupe se réserve aussi le droit d’initier _« toute action, y compris pénale »_ en cas de préemption de la matière.

ORANO rappelle aussi la contribution historique des sociétés minières au Niger : SOMAIR, COMINAK et IMOURAREN

Avant le 26 juillet 2023, l’État du Niger bénéficiait de :  retombées directes : redevance minière, impôts, taxes et dividendes, participation : L’État nigérien était actionnaire à plus de 30% des 3 sociétés minières.  Retombées indirectes : salaires versés, achats locaux, contribution au développement de la région d’Agadez.

Le groupe souligne enfin qu’il soutient l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives / ITIE depuis 2003 et qu’il publie chaque année les montants de ses paiements au Niger.

Les déclarations du Général Tiani interviennent dans un contexte de gel des relations entre Niamey et Paris depuis le coup d’État de juillet 2023 et de remise en cause des accords miniers historiques.  Avec cette réponse, Orano veut rétablir les faits et protéger sa position juridique face aux accusations.

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