Culture

« Adyayéno, si on ne le voit pas » : François Mavilos signe un thriller gabonais au cœur des crimes rituels

Les Éditions Jets d’Encre annoncent la sortie « d’Adyayéno » qui signifie « si on ne le voit pas », un nouveau polar de François Mavilos.  Le roman met en exergue une enquête de la capitaine Sylvie Nguema et de l’ex-commandant Le Morel qui plonge Libreville dans ses zones d’ombre : entre modernité urbaine, traditions ancestrales et dérives criminelles.

L’intrigue : quand les corps d’enfants mutilés réveillent les fantômes de la ville

À Libreville, plusieurs corps d’enfants mutilés sont retrouvés. Les autorités évoquent des attaques animales. Mais très vite, les doutes s’installent : « les blessures, trop précises, relèvent des crimes rituels soigneusement dissimulés ».

Chargée de l’enquête, la capitaine Sylvie Nguema s’enfonce dans un univers clandestin _« où se croisent sociétés secrètes, trafics occultes et initiations dangereuses »_. Pendant qu’une ancienne prêtresse infiltre une organisation criminelle, un mystérieux justicier traque ceux qui pratiquent ces rites. Une lutte s’engage « contre la secte des Anôsta ».

L’enjeu du roman : mêler enquête policière, espionnage et ésotérisme pour _« explorer les dérives des crimes rituels ainsi que les frontières incertaines entre justice, vengeance et rédemption ».

Le communiqué livre un extrait qui éclaire le titre. « Celui que l’on surnommait désormais le Chasseur ou Adyayéno en dialecte myènè, ce que l’on pourrait traduire par « Si on ne le voit pas », était autrefois connu dans le milieu comme un des tueurs à gages les plus doués ». Discret, insaisissable, « personne ne connaissait son visage, ni même sa nationalité ». Ce personnage-clé incarne la tension du livre : voir sans être vu, frapper sans laisser de trace. Un écho direct aux crimes rituels « soigneusement dissimulés » que traque Sylvie Nguema.

 François Mavilos, du Nord de la France au cœur du Gabon contemporain

Né en 1964 dans le Nord de la France, François Mavilos « a parcouru le monde, de l’Afghanistan à Madagascar en passant par le Congo ». C’est finalement au Gabon qu’il s’installe, « où il rencontre celle qui deviendra sa femme et se plonge dans les mystères d’un continent à la fois fascinant et saisissant ».

Ce parcours nourrit son écriture : Adyayéno ancre son thriller dans un Libreville où « la modernité urbaine se mêle aux traditions ancestrales ». Loin de l’exotisme, Mavilos travaille la matière gabonaise de l’intérieur, avec ses contradictions et ses non-dits.

 

Avec cette nouvelle enquête, François Mavilos choisit un sujet lourd : les crimes rituels. En confiant l’affaire à la capitaine Sylvie Nguema, il donne un visage féminin à la justice dans un univers souvent masculin et opaque. En convoquant l’ex-commandant Le Morel et le mystérieux Adyayéno, il brouille les lignes entre loi et vengeance.

 

« Adyayéno, si on ne le voit pas » n’est pas un roman sur le Gabon vu de l’extérieur. C’est un polar gabonais, écrit par un auteur qui vit le pays. Un livre qui regarde en face « certaines réalités » que la modernité ne suffit pas à effacer.

 

 

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