Politique

Réunion d’urgence au Palais présidentiel : Oligui Nguema somme Suez et la SEEG de passer des diagnostics à l’action au plus vite

Libreville, 2 juillet 2026. Le ton a changé au sommet de l’État. Au lendemain de la proclamation de _ « l’état d’urgence hydrique » décrété le 1er juillet, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a convoqué ce jeudi 2 juillet au Palais présidentiel les responsables de Suez et de la SEEG. Message : « le temps des diagnostics est désormais révolu », place à « l’action, à l’efficacité et à l’obligation de résultat ».

Autour de la table : les dirigeants du groupe français Suez, ceux de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), l’ambassadeur de France au Gabon Fabrice Mauries, et le ministre chargé de l’Accès universel à l’eau et à l’Énergie. Objectif affiché : que les investissements déjà engagés se traduisent rapidement par une amélioration concrète de la desserte en eau potable.

Oligui Nguema verrouille les calendriers

Dès l’ouverture, le Président « a clairement fixé le cap » : fini les études, les comités, les constats. « Le temps des diagnostics est désormais révolu ». La priorité est « l’action, l’efficacité et l’obligation de résultat ».

Le président a demandé « aux différents partenaires d’accélérer l’exécution des projets ». Les échanges ont permis « d’évaluer l’état d’avancement des chantiers, de préciser les responsabilités de chaque intervenant et de réaffirmer l’exigence du respect des calendriers d’exécution ».

  Les chantiers sous pression : Fouleayong et Mboro

Deux projets structurants ont été passés en revue : À Fouleayong : Suez « poursuit les travaux destinés à renforcer les capacités de production d’eau potable ». À Mboro : la SEEG « développe les infrastructures de distribution ». Ces « deux volets complémentaires doivent contribuer à améliorer durablement l’accès à l’eau sur le territoire national ». En convoquant les deux opérateurs ensemble, Oligui Nguema verrouille les responsabilités croisées : si l’un prend du retard, toute la chaîne est bloquée.

Pour le Chef de l’État, « les conditions sont désormais réunies pour passer à une phase opérationnelle ». « Les moyens techniques et financiers ayant été mobilisés, il appartient désormais aux opérateurs et aux équipes techniques de transformer ces investissements en résultats tangibles, conformément aux attentes des populations ». Traduction : l’argent public a été débloqué, les contrats signés. L’excuse du « processus en cours » n’est plus audible. L’État a fait sa part, aux opérateurs de livrer.

Suez et SEEG condamnés à la performance

Cette réunion intervient « dans un contexte de forte tension sur la distribution d’eau potable ». Une mesure « qui traduit l’ampleur des difficultés rencontrées dans plusieurs localités du pays et qui place les opérateurs face à une obligation de résultat dans des délais resserrés ».

La présidence présente « cette collaboration entre Suez et la SEEG comme un partenariat fondé sur la complémentarité, la performance et la responsabilité ». Pour les autorités, cette coopération « doit permettre de relever durablement le défi de l’accès universel à l’eau potable, érigé par Brice Clotaire Oligui Nguema en priorité de son projet de société et en levier essentiel du développement du Gabon ».

 

 

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