RGPL : dans l’Ogooué-Ivindo et le Woleu-Ntem, la Cour constitutionnelle confronte les chiffres aux réalités du terrain

LIBREVILLE, 26 août 2026 — La vérification des données issues du Recensement général de la population et des logements (RGPL) touche à sa fin sur le terrain. Dans l’Ogooué-Ivindo comme dans le Woleu-Ntem, les délégations de la Cour constitutionnelle ont procédé à des auditions et à des vérifications auprès des autorités locales et des populations afin de confronter les données transmises à la Haute Juridiction aux réalités observées dans les différentes localités.

Dans l’Ogooué-Ivindo, la mission conduite par la juge constitutionnelle Solange Marthe GUIAKIE, a couvert plusieurs secteurs des départements de l’Ivindo, de la Zadié, de la Lopé et de la Mvoung. De Makokou à Mékambo, en passant notamment par Booué et Ovan, les équipes ont rencontré responsables administratifs, élus locaux, chefs de quartiers, de regroupements et de villages.
Les constats recueillis font apparaître des opérations globalement effectives, mais également des difficultés liées aux conditions de terrain, à l’accès à certaines zones, à la couverture des localités et à la disponibilité des éléments permettant de retracer précisément les opérations de dénombrement. Une réserve qui souligne l’importance de disposer d’une documentation suffisamment complète pour établir la concordance entre les chiffres produits et la réalité des ménages et logements recensés.
Dans le Woleu-Ntem, la même démarche de proximité a été engagée sous la conduite du juge Assistant JeanChristophe NZE BITEGHE. La délégation s’est intéressée à plusieurs départements de cette province septentrionale, notamment le Woleu, le Ntem, le Haut-Ntem et l’Okano, avec des passages dans des centres comme Oyem, Bitam, Minvoul et Mitzic.
Là également, les équipes ont privilégié les échanges avec les responsables administratifs et les relais locaux, ainsi que les vérifications de terrain. Les premiers constats rejoignent, dans leurs grandes lignes, ceux relevés dans l’Ogooué-Ivindo : les opérations de recensement ont bien été perceptibles dans les zones visitées, mais leur appréciation demeure tributaire des réalités géographiques, de l’accessibilité de certaines localités, de la qualité du renseignement recueilli et surtout de la capacité à documenter les opérations effectuées.
Au-delà des différences géographiques entre ces deux provinces, une même exigence se dégage : vérifier que les données statistiques correspondent effectivement aux réalités démographiques observables. Pour la Cour constitutionnelle, ces missions de terrain constituent ainsi une étape déterminante avant l’appréciation des résultats du RGPL.

La démarche permet surtout de dépasser le seul examen des chiffres pour s’intéresser à leur origine, aux conditions de leur collecte et à leur cohérence avec les réalités locales. Une manière, pour la Haute Juridiction, de mesurer la fiabilité des données qui lui ont été soumises avant de se prononcer sur leur régularité.



