( Différend frontalier Gabon-Guinée Équatoriale) Le Président de la Cour Constitutionnelle reçoit l’accord d’engagement : « aucune cession de territoire, seulement un cadre de dialogue »

Libreville, 26 août 2026. C’est une nouvelle étape dans le dossier du différend frontalier entre le Gabon et la Guinée- Équatoriale. La Ministre des Affaires Étrangères, Marie Édith TASSYLA YE-DOUMBENI, a remis le mardi 25 août 2026, l’accord d’engagement conjoint entre le Gabon et la Guinée équatoriale au Président de la Cour Constitutionnelle, Dieudonné Aba’a Owono, également président de la Commission chargée du suivi de l’arrêt de la CIJ.

La cérémonie s’est tenue en présence du Secrétaire Permanent de la Commission, Télesphore ONDO. Cet accord d’engagement avait été signé le 27 juillet 2026 à Addis-Abeba, en marge de la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine. Il porte sur la mise en œuvre de l’arrêt rendu par la Cour Internationale de Justice le 19 mai 2025 dans l’affaire relative à la « délimitation terrestre, maritime et souveraineté sur les îles Mbanié, Conga et Cocotiers ». La ministre des Affaires Etrangères, TASSYLA YE-DOUMBENI assure la vice-présidence de la Commission chargée du suivi de cet arrêt.
Au cœur des échanges : clarifier la portée de ce texte. Selon la Ministre, « l’accord ne saurait être interprété comme une quelconque renonciation du Gabon à une partie de son territoire ou comme une modification des frontières existantes ». L’objectif est plutôt de créer les conditions d’une mise en œuvre progressive et concertée de la décision de la CIJ : dans le respect du droit international, sous l’égide de l’Union africaine, par le dialogue entre les deux États.
L’accord établit une méthode de travail permettant à Libreville et Malabo de se concerter sur les modalités pratiques d’exécution de l’arrêt de la juridiction internationale. Point essentiel martelé à l’issue de la remise : « l’accord d’engagement conjoint ne prévoit aucune cession de territoire et ne modifie en rien l’arrêt rendu par la Cour internationale de Justice ».

Pour le Gabon, il s’agit d’ouvrir un cadre de concertation destiné à favoriser le règlement pacifique du différend, « sans préjuger des modalités concrètes de mise en œuvre de l’arrêt de la CIJ ». À travers cette démarche, Libreville réaffirme son attachement au dialogue, au respect du droit international, au bon voisinage et aux principes portés par l’Union Africaine.



