Monument Damas Aleka : l’architecte Erick Mauro Nguema placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction
Libreville, le vendredi 14 août 2026. Nouveau rebondissement dans le dossier du monument Georges Damas Alèka. Bien que les travaux de finition de cette structure arrivent à terme, l’architecte et ex promoteur de l’entreprise en charge de construire cet édifice vient d’être placé sous mandat de dépôt. Erick Mauro Nguéma a été expédié à la prison centrale de Libreville à la fin de son audition par le juge d’instruction en charge de ce dossier.
Il faut relever que cette décision du juge intervient trois semaines après l’interpellation de l’architecte le 27 juillet dernier. Il avait été conduit à la Direction Générale des Recherches (DGR) , où il avait passé plusieurs nuits. L’instruction judiciaire va permettre d’établir les faits de mauvaise gestion des fonds publics et de non-respect des engagements contractuels.
Une procédure judiciaire ouverte au lendemain de plusieurs descentes sur le chantier, des rappels à l’ordre et un ultimatum avant les festivités du 17 août donné par le Chef de l’Etat. Le message semblait limpide : l’heure n’était plus aux explications, mais à l’exécution des engagements.
L’Ordre gabonais des architectes avait tenté de sauver son ancien président avec la publication en juillet dernier d’un mémorandum dans lequel il mettait en avant les difficultés liées à l’exécution du marché : budget amputé, délais compressés, modifications en cours de chantier. Rien n’y fit, le sort de Moro Nguema été déjà scellé.
Le Porte-parole de la présidence de la République, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, annonçait lors de sa conférence de presse du 17 juillet 2026 à Libreville, que « les manquements constatés ne resteront pas impunis ». Conséquence : dès le 16 août prochain, l’entrepreneur attributaire du marché initial, Erick Mauro Nguema, devra répondre devant la justice gabonaise. Les faits qui lui sont reprochés : mauvaise gestion des fonds publics et non-respect de ses engagements contractuels.
Le monument Damas Aleka n’est pas un chantier comme les autres. Il porte le nom de celui qui a écrit « La Concorde ». Pour le Gouvernement, il était hors de question que ce symbole national soit transformé en éléphant blanc. L’État a mis l’argent. Il exige maintenant les résultats. Et la justice.



