Reprise des travaux de la transgabonaise : AFCONS out, le chantier confié au géant chinois CRBC
Après des mois d'arrêt, le chantier le plus stratégique du pays redémarre. Ce samedi 26 septembre 2026, le ministre des Travaux Publics, Edgar Moukoumbi a effectué une descente musclée sur la Nationale 1 pour constater la reprise de l'élargissement de l'axe PK24-PK40. Le message est clair : plus de temps à perdre.
Le samedi 26 septembre dernier, une importante délégation a effectué une descente de terrain sur la Nationale 1, précisément sur la section PK24-PK40, afin de constater de visu la reprise effective des travaux d’élargissement de cet axe vital pour l’économie gabonaise.

Le Ministre des Travaux Publics était accompagné de son collègue Aimé Martial Massamba, ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, de Fabrice MAURIÈS, Ambassadeur de France au Gabon, du Conseiller Spécial du Président de la République, Chef de Département des Travaux Publics et des Infrastructures, Olivier Moukoko, ainsi que des responsables de la Société Autoroutière du Gabon (SAG), de l’entreprise CRBC, de la mission de contrôle STUDY et des techniciens du département.
Cette visite a permis de faire le point sur la reprise des travaux après les lourdes difficultés rencontrées avec l’ancien constructeur AFCONS, dont le contrat a été résilié pour manquements techniques et financiers. Un échec qui avait plongé le chantier dans l’impasse. Depuis septembre, c’est désormais le géant chinois CRBC qui est mobilisé pour poursuivre et achever l’ensemble des travaux restants.
La SAG a rassuré la délégation sur les exigences de qualité appliquées à cet ouvrage, notamment avec une structure de chaussée adaptée et des standards élevés destinés à garantir sa durabilité. Fini le bricolage, place à une autoroute aux normes internationales. La présence de Son Excellence l’Ambassadeur de France n’était pas anodine. Elle témoigne de l’importance géopolitique et économique de ce projet, notamment à travers l’engagement du fonds d’investissement français Meridiam dans son financement.
Selon le Ministre, les échanges engagés au plus haut niveau entre Libreville et Paris ont permis de débloquer plusieurs difficultés et de donner un nouvel élan à ce chantier majeur. Le ton du Ministre était ferme. Face aux accidents récurrents enregistrés sur cet axe, véritable mouroir, l’État a une obligation de résultat.
« Notre objectif est clair : accélérer les travaux et améliorer les conditions de circulation et de sécurité sur cet axe essentiel. Les conditions météorologiques ne doivent pas être un frein. On arrive maintenant à travailler même sous la pluie. Les entreprises doivent s’adapter. », a souligné le ministre des Travaux publics.
Et d’ajouter, en fixant un cap non négociable : « Le linéaire concerné doit être achevé d’ici décembre 2027. », Autre message fort, adressé aux riverains : l’emprise de la route doit être respectée. « Le développement impose parfois des décisions difficiles. Là où l’emprise de la route a été déterminée, celle-ci doit être respectée, qu’il s’agisse de bâtiments publics ou de constructions privées. Nous sommes en train de construire un pays. Nous n’avons pas de temps à perdre. »
La Transgabonaise n’est pas qu’une route. C’est la colonne vertébrale du Gabon. Sa modernisation est une question de souveraineté économique. Le chantier est relancé.



