Société

Urgence Hydrique : Oligui Nguema fait passer la cuve d’eau de 10 000 à 3 000 FCFA et régularise le secteur informel

Mesure choc contre la soif. Confronté aux « difficultés d’accès à l’eau » qui frappent les quartiers de Libreville, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a échangé, le mercredi 2 juillet, avec les acteurs du secteur informel de la distribution d’eau. À la clé : un « Plan d’Urgence Hydrique » avec trois décisions immédiates.

 Le geste fort : la cuve d’eau divisée par trois

C’est l’annonce qui change le quotidien : « une baisse significative du prix de la cuve d’eau, qui passera de 10 000 FCFA à 3 000 FCFA ».  Pour des milliers de familles dépendantes des revendeurs de quartier, la facture mensuelle est brutalement allégée. Dans un contexte de vie chère, c’est 7 000 FCFA économisés par cuve. De quoi réduire la « corvée d’eau » à une charge supportable.

 Intégrer l’informel au lieu de le combattre

Plutôt que la répression, le Chef de l’État choisit l’encadrement. Le plan prévoit, la régularisation des commerçants les « vendeurs d’eau » sortent de la clandestinité pour devenir des partenaires identifiés. La collaboration avec les sapeurs-pompiers : pour sécuriser l’approvisionnement, contrôler la qualité et organiser la distribution en période de pénurie.

Le plan transformer un réseau parallèle jugé anarchique en maillon officiel du service public d’urgence. C’est reconnaître que, sans l’informel, des quartiers entiers n’auraient pas une goutte d’eau. Il s’agit d’une une initiative destinée à garantir un meilleur accès à l’eau potable en attendant les solutions durables engagées par les autorités compétentes.

Le robinet pour tous n’est pas pour demain. Les grands travaux de la SEEG et les forages prennent du temps. En attendant, l’État subventionne, régule et sécurise le « système D » qui fait vivre la ville.

Il convient de rappeler que depuis des mois, les coupures d’eau alimentent la colère dans les quartiers populaires. En convoquant les petits distributeurs et en tapant fort sur les prix, Oligui Nguema envoie trois messages : Aux ménages : « Votre urgence est mon urgence ».À l’informel : « Servez la population, l’État vous couvre ». À la SEEG :« La pression est maximale pour livrer les solutions durables ».

Le Plan d’Urgence Hydrique du 2 juillet est un pansement social à 3 000 FCFA la cuve. Efficace, visible, immédiat. Il reconnaît l’échec temporaire du service public classique et légalise l’alternative qui a émergé sur le terrain.

Reste l’équation la plus dure : transformer l’urgence en durable. Car une cuve à 3 000 FCFA soulage, mais ne remplace pas un réseau qui coule 24h/24. La crédibilité du plan se jouera dans le délai entre cette mesure d’urgence et la première goutte des « solutions durables » promises.

 

 

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