Un pays dans le noir chronique : quand le peuple paie le prix de l’incompétence
Cette fois, il ne s’agit plus d’une alerte. Ni d’un énième “incident technique”. C’est un acte d’accusation. En annonçant l’arrêt total de sa production, l’opérateur Karpowership Global DMCC ne fait pas que couper l’électricité : il expose au grand jour la faillite d’un État incapable d’assumer ses responsabilités les plus élémentaires.

150 mégawatts rayés d’un trait de plume. Et avec eux, une vérité brutale, le Gabon ne maîtrise plus son propre système énergétique. Un État qui promet, un État qui ment, un État qui ne paie pas. On ne parle pas ici d’un imprévu. On parle d’un schéma devenu presque institutionnel, on signe des contrats, On accumule les dettes On promet de payer, On ne paie pas, et on s’étonne que le courant saute. Même au sommet, avec Brice Clotaire Oligui Nguema, les rencontres n’ont produit qu’un résultat : du temps perdu. Cinq milliards versés comme un pourboire. Quinze milliards réclamés comme une urgence vitale. Entre les deux ? Le vide. Le néant. L’irresponsabilité.
Crédibilité zéro, conséquences maximales
Dans le monde de l’énergie, la crédibilité n’est pas un luxe. C’est une condition de survie. Aujourd’hui, le Gabon envoie un message limpide à tous ses partenaires : “Travaillez, produisez… mais pour être payé, on verra plus tard.” Résultat prévisible : Les fournisseurs se braquent les investissements fuient, les solutions disparaissent Et au bout de la chaîne : le pays s’éteint.
Le peuple sacrifié, sur l’autel de l’incompétence. Qu’on arrête les discours. Qu’on cesse les éléments de langage. La réalité est simple, violente, indiscutable : ce sont les Gabonais qui vont payer dans le noir. Pendant que les décideurs négocient dans des bureaux climatisés, les familles : dorment sans ventilation, perdent leurs denrées, voient leurs activités s’effondrer. Et demain ? On leur expliquera encore que “la situation est sous contrôle”. Non. Rien n’est sous contrôle.
Instruction officielle non écrite : débrouillez-vous
Le nouveau programme énergétique national semble déjà acté, même s’il n’est pas publié : Achetez des bougies investissez dans des panneaux solaires, rechargez vos lampes et surtout… n’attendez plus rien de l’État. Bienvenue dans un pays où l’électricité devient une initiative privée et où la puissance publique se limite à commenter ses propres échecs.
Analyse : une crise fabriquée, entretenue, assumée. En tant qu’analyste des systèmes énergétiques, il faut appeler les choses par leur nom : Ce n’est pas une crise, ce n’est pas une fatalité. C’est une défaillance systémique nourrie par l’incompétence et l’irresponsabilité. Aucun pays sérieux ne laisse, un fournisseur atteindre un point de rupture, une dette stratégique s’accumuler, un secteur vital dépendre d’arrangements précaires. Le Gabon, lui, coche toutes les cases. Avec une régularité presque méthodique.
Un avertissement pour demain : le pire est encore possible
Aujourd’hui, c’est Karpowership Global DMCC. Demain, ce sera qui ? Car une fois la crédibilité détruite, tout le système s’effondre en cascade : Plus d’investisseurs, plus de partenaires fiables, plus de solutions d’urgence. Seulement des discours. Toujours des discours.



