Economie

Pékin: Oligui Nguema échange avec Li Qiang, la Chine promet d’investir plus au Gabon

Le marathon chinois continue. Après Shanghai, Pékin. Et le ton monte d’un cran. Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a tenu le vendredi 6 novembre 2026 une séance de travail au Grand Palais du Peuple, à Pékin, avec le Premier ministre chinois Li Qiang.

C’est la rencontre la plus politique de cette visite en Chine.  Celle entre le Président gabonais, Oligui NGuema et le Premier ministre chinois Li Qiang. Face au Président gabonais, Li Qiang a réaffirmé la volonté de la Chine d’*accroître les échanges commerciaux et de soutenir la transformation locale des ressources naturelles du Gabon.

Le message est clair : Pékin a compris le nouveau discours gabonais. On ne veut plus seulement vendre du brut. On veut que la Chine nous aide à transformer chez nous. Cette déclaration intervient au lendemain de l’annonce majeure de la CIIE à Shanghai : l’exemption de droits de douane pour les produits africains entrant en Chine. Une aubaine historique pour le Gabon.

Pour le Chef de l’État, qui a salué l’exemption de droits de douane accordée aux produits africains, il ne faut pas s’arrêter là. La Chine doit maintenant passer à la vitesse supérieure et accroître ses investissements au Gabon dans quatre domaines stratégiques et non négociables :

LES MINES : Manganèse, fer de Bélinga, or. Le Gabon est un coffre-fort. Mais Oligui Nguema ne veut plus de simples concessions d’extraction. Il veut des mines qui créent de la valeur.

LA TRANSFORMATION LOCALE : C’est le cœur de la doctrine Oligui. Fini l’export de grumes, de minerai brut. Il a demandé à Li Qiang que les usines chinoises s’installent au Gabon, dans la ZES de Nkok et la future ZES de l’Île Mandji. Transformer le bois en meubles au Gabon. Transformer le manganèse en alliage au Gabon.

LA PÊCHE : 800 km de côtes, l’une des zones de pêche les plus riches au monde, pillée par les chalutiers illégaux. Le Président veut des investissements chinois dans la pêche industrielle durable, les usines de transformation de poisson, la chaîne du froid, pour que le Gabonais mange le poisson gabonais.

LA FORMATION : C’est le plus important. Sans Gabonais formés, pas de transformation locale. Le Président a demandé le transfert de technologie, la formation professionnelle, des écoles techniques financées par la Chine, comme ce qui vient d’être signé avec Huawei à Shanghai.

Au Grand Palais du Peuple, symbole du pouvoir chinois, Li Qiang a écouté. Et a validé. La Chine a besoin des matières premières stratégiques du Gabon pour sa transition énergétique (manganèse pour les batteries). Le Gabon a besoin des usines, des routes et de la technologie chinoise pour son industrialisation.

De Shanghai où il était Pays d’Honneur, à Pékin où il parle au Premier ministre chinois, Oligui Nguema a réussi à imposer le nouveau Gabon : un Gabon qui ne mendie plus, qui négocie. Un Gabon qui n’exporte plus ses richesses, mais qui invite le monde à venir les transformer sur place.

La visite d’État en Chine se poursuit. Les contrats concrets sont attendus dans les prochaines heures.

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