Société

Mouila : pour avoir dépouillé son petit ami marocain, elle écope de 12 mois de prison

C’est une histoire d’amour, d’alcool et de vol qui a fini devant le Tribunal de première instance de Mouila. Une jeune femme de 29 ans a écopé de 12 mois de prison pour avoir dévalisé l’homme qui partageait sa chambre d’hôtel. À la barre, elle a assumé : « Il ne m’aidait plus financièrement ».

Les faits se sont déroulés le 26 août 2026, au deuxième arrondissement de Mouila. Fatima Moussa, 29 ans, sans emploi, comparait devant le Tribunal pour vol. En face d’elle, le plaignant :  S.Z., 30 ans, entrepreneur de nationalité marocaine*, de passage dans la ville comme à son habitude.

Selon l’accusation, les deux entretenaient une relation amoureuse. Une relation que le plaignant a pourtant niée à la barre, malgré l’évidence des faits. Ce soir-là, après une soirée bien arrosée, les deux partenaires se rendent dans un hôtel. Épuisé par l’alcool, S.Z. s’endort profondément. C’est le moment que choisit Fatima.

Profitant du sommeil de son compagnon, la jeune femme s’empare de son sac. À l’intérieur : plusieurs documents administratifs, dont son passeport, et une somme d’environ 50 000 FCFA. Elle ne s’arrête pas là. Elle verrouille la porte de la chambre de l’extérieur et disparaît dans la nuit avec le butin.

Interpellée par les enquêteurs, Fatima reconnaît les faits dès l’enquête préliminaire et les maintient à la barre, sans sourire. Sa défense est simple, et désarmante de sincérité : des problèmes financiers. Elle reproche à son petit ami de ne plus répondre à ses sollicitations d’argent, alors que le besoin était réel.

Le Tribunal n’a pas été sensible à l’argument sentimental. À l’issue des débats, et suivant les réquisitions du Ministère public, le juge a déclaré Fatima coupable de vol aggravé. Verdict : 12 mois d’emprisonnement dont 6 assortis de sursis, et 50 000 FCFA d’amende.

Au-delà de la peine, le préjudice est lourd pour la victime. Privé de son passeport et de tous ses papiers, S.Z. est aujourd’hui bloqué à Mouila, dans l’incapacité de régulariser sa situation administrative et de poursuivre son déplacement. Une nuit d’amour qui coûte cher. 12 mois de prison pour elle, des semaines de galère administrative pour lui.

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