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Match Gabon vs Niger : pelouse en lambeaux, coupure d’électricité, l’ONDSC au banc des accusés

C’était tout simplement honteux. Devant ce spectacle indigne, on avait juste envie de déchirer sa carte d’identité et de renoncer à sa nationalité gabonaise. Mardi, les Panthères ont gagné 2-0 contre le Niger. Mais c’est le Gabon qui a perdu face au monde. Pelouse en lambeaux, coupure d’électricité en plein match éliminatoire de la CAN : le fiasco porte un nom,   l’Office national du développement du Sport et de la Culture ( ONDSC ) que dirige  Le Lieutenant  Colonel Loïc Ngouayit-Kounda.

Non, les joueurs n’ont rien à se reprocher. Les Panthères du Gabon se sont battues pour l’emporter sur le score de 2 buts à 0, à l’occasion de la deuxième journée des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.

Le ridicule est ailleurs. Il est sous leurs crampons. Catastrophique ! Le mot n’est pas assez dur pour qualifier l’état du terrain sur lequel les deux équipes ont évolué pendant 90 minutes. Une pelouse qui n’a cessé de se décaper, de se déchirer, de s’envoler à chaque tacle. Un champ de patates, indigne d’accueillir un match de haut niveau, indigne même d’un match de quartier.

Comment nos internationaux, dont certains évoluent sur les plus belles pelouses d’Europe, peuvent-ils développer du jeu sur un tel bourbier ? C’est un manque de respect pour eux, pour l’adversaire, et pour les millions de téléspectateurs qui regardaient le Gabon.

Qui est responsable de ce chaos ?

La question mérite d’être posée brutalement. Comment expliquer que l’entité en charge de gérer les infrastructures sportives n’ait pas pu préparer le terrain pour une rencontre pourtant programmée des mois à l’avance ? Il n’y a qu’une seule réponse à cette série d’interrogations : l’incompétence notoire des personnalités placées à la tête de l’Office en charge de la gestion des infrastructures sportives.

L’ONDSC, l’Office National de Développement du Sport et de la Culture, est sur le banc des accusés. Et le verdict populaire est sans appel. On ne s’improvise pas gestionnaire de stades homologués FIFA.

Comme le disent les supporters en colère, l’incompétence d’un militaire parachuté à la tête de cette entité vient de conduire à cette débâcle. On a confié un joyau technique à une gestion purement administrative et militaire, sans culture du gazon, sans maintenance préventive, sans professionnalisme.

La coupure de courant: la honte de trop !

Et comme si la pelouse ne suffisait pas, il a fallu la coupure d’électricité. En plein match international officiel ! Un black-out qui a plongé le stade dans le noir, sous les yeux de la CAF et du monde entier. C’est l’image du Gabon qui a été ternie. Un pays qui veut organiser, qui veut briller, mais qui est incapable d’allumer les projecteurs et de tondre une pelouse.

Le directeur général de  l’ONDSC doit s’expliquer. Ce d’autant plus que cette coupure d’électricité n’a rien à voir avec la SEEG. Le stade de  Franceville est pourvu en électricité par un  groupe électrogène qui lui est propre. C’est donc, l’Office a qui incombe la responsabilité de s’assurer que ledit groupe fonctionnait correctement.

Les Panthères ont gagné 2-0, mais L’ONDSC, lui, a perdu toute crédibilité.

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