Société

Vaste opération de déguerpissement sur l’axe Lac Bleu- Diba-Diba-Echangeur : les destructions vont s’éteindre sur  80 à 100 m

Après la réunion  qui a eu lieu le lundi dernier avec les populations impactées, les autorités ont confirmé le lancement d’une vaste opération de déguerpissement sur l’axe Lac Bleu – Échangeur de Nzeng, touchant les 1er et  6ème arrondissements de la commune de Libreville.

Lors de cette réunion, la gouverneure de la province de l’Estuaire,Marie-Françoise Dikoumba, a indiqué que le processus de  marquage va se poursuivre avant la phase de destruction qui va s’éteindre sur  80 à 100m d’emprise. A cet effet, des experts de l’ANUTTC seront mobilisés pour évaluer les logements.

Selon le compte rendu officiel, le programme de destruction se fera en 4 étapes :

 Lac Bleu – rond-point Diba-Diba  

Diba-Diba – Désert  

 Désert – GP  

GP – Échangeur Nzeng-Ayong 

Les autorités de la province n’ont pas manqué de relever que tout le quartier du  « Lac Bleu »sera   impacté. Sur le tronçon Échangeur Nzeng – GP, l’emprise passe même à 100 mètres pour la future route.  L’argument des autorités : récupérer l’emprise de l’État pour fluidifier la circulation et réaliser des infrastructures structurantes.

Point le plus attendu : le sort des familles. 

Les autorités assurent que « l’indemnisation se fera avant le déguerpissement » et qu’elles s’engagent à « respecter la dignité humaine ». Pour ce faire,  un chronogramme officiel  avec les dates de paiement, de déguerpissement et de casse sera affiché publiquement.  Les détails des cartes sont disponibles auprès des chefs de quartier et des mairies, précisent les autorités.

Mais le compte rendu introduit une nuance qui fait débat :  « Les personnes impactées recevront une aide financière qui n’est pas une indemnisation et ce ne sera pas à la hauteur de ce que vous avez dépensé en construction dans la mesure où nous avons construit à l’intérieur du titre foncier de l’Etat », s’indigne un habitant impacté.   Même si L’État étudie « la possibilité de donner un terrain ou une indemnité financière », les habitants dénoncent un processus qui ne prend pas en compte le niveau d’investissement.  Ce d’autant plus quel’ annoncée reste floue.

Autre précision importante : les 80 mètres seront respectés tout autour de la barrière de la Cité de la Démocratie.  Mais « les 80 mètres ne seront pas exécutés de façon automatique dans toutes les zones car la route ne sera pas d’une forme régulière ».  Pour le gouvernement ce projet répond à une urgence réelle : le désenclavement de Libreville et la libération d’emprises publiques occupées depuis des années.

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