Journée mondiale de la santé : « briser le silence et prévenir le pire »

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) Gabon a organisé un atelier consacré à une réalité essentielle mais encore trop souvent silencieuse : la santé mentale.
Parce que la santé mentale doit être considérée au même titre que la santé physique, cette rencontre a permis d’ouvrir la réflexion sur la situation au Gabon autour du thème : « Santé mentale : briser le silence et prévenir le pire ».
Un atelier auquel prenait part le Pr Mihindou. Ce psychologue clinicien spécialiste des dynamiques africaines a indiqué à quel point la toxicité dans les familles africaines est une réalité. « Notre culture est remplie de stéréotypes concernant la santé mentale » a-t-il fait savoir
Pour Yoleine Letchambou, présidente de l’association « Andas » l’importance de l’écoute active et de la solidarités sont essentielles pour prévenir les cas de dépression dans notre société . Cheronne Matuimini, psychologue clinicienne du cabinet « Allô Psy », n’a pas manqué, quant à elle, d’interpeller l’État sur la nécessité de revoir à la hausse la présence des psychologues dans les établissements scolaires, en partant du primaire au secondaire.
Toutes ces personnalités, ont partagé leurs expertises afin d’éclairer les participants sur les enjeux psychologiques actuels, mais aussi sur l’importance de la prévention et de la prise en charge précoce des troubles mentaux.
L’objectif central de cette initiative était de : déconstruire les tabous autour de la santé mentale au Gabon et renforcer les capacités de détection et d’accompagnement. Un pas important vers une parole plus libre, une écoute plus attentive et une société mieux informée. « Les gabonais ne sont pas encore prêts à recevoir le message de la santé mentale pour y arriver il faut intensifier les sensibilisations » a relevé Yoleine Letchambou.



