Tribune libre : « l’absence de remise en question au sommet de la FEGAFOOT interroge… »
Dans de nombreux pays, les dirigeants sportifs assument les conséquences des échecs de leurs sélections nationales. Récemment, en Italie, le président de la fédération de football a présenté sa démission après l’élimination de son pays dans la course à la FIFA World Cup. Ce geste traduit une culture de responsabilité : lorsqu’un objectif majeur n’est pas atteint, les dirigeants considèrent qu’il est normal de laisser la place à une nouvelle dynamique.
La situation est tout autre au Gabon. Après douze années à la tête de la Fédération Gabonaise de Football, Pierre-Alain Mounguengui continue de diriger l’institution malgré les éliminations répétées des différentes sélections nationales, masculines comme féminines, dans les compétitions internationales.
Alors que les résultats sportifs devraient constituer le principal critère d’évaluation d’une gouvernance fédérale, l’absence de remise en question au sommet de la FEGAFOOT interroge. Là où certains dirigeants choisissent d’assumer leurs responsabilités après un échec majeur, la persistance de Mounguengui à la tête du football gabonais donne le sentiment d’une profonde irresponsabilité face aux contre-performances accumulées.
Cette situation pose une question simple : comment développer durablement le football gabonais sans culture de responsabilité au sommet de ses institutions ?
Idriss Divassa Ikapi,
Acteur du football gabonais.

