Société

2e Baromètre du VIH-Sida : passer des chiffres aux parcours réels des patients

Co-organisé par Gabon Data Dialogues et l’AeSGabon le 26 juin 2026, le Baromètre VIH-Sida revient pour sa 2e édition. Objectif : sortir des statistiques brutes pour comprendre comment les Gabonais vivent avec le VIH et améliorer la prise en charge.

Le VIH-Sida reste un enjeu majeur de santé publique au Gabon. Pour mieux le mesurer et surtout mieux y répondre, la 2e édition du _Baromètre du VIH-SIDA au Gabon_ se tiendra le vendredi 26 juin 2026, de 10h à 14h, à l’Institut des Maladies Infectieuses Pr. Daniel Gahouma.

L’événement est co-organisé par Gabon Data Dialogues et l’Association des Acteurs de la e-santé du Gabon, AeSGabon, en partenariat avec le Ministère de la Santé et le PNLS/VIH/Sida. Il sera présenté par Dr Éric Arnaud Makita Makita, Président et Fondateur de Gabon Data Dialogues.

Le thème de cette édition dit tout : « Des données aux parcours réels : mieux comprendre, mieux suivre, mieux agir ». Le Gabon dispose de chiffres de prévalence et de files actives. Mais il manque une lecture fine des parcours de soins. Qui décroche du traitement et pourquoi ? Quels sont les délais réels entre dépistage et mise sous ARV ? Où se situent les ruptures dans la chaîne de prise en charge ?

L’ambition du Baromètre : croiser les données épidémiologiques du PNLS avec les remontées de terrain des acteurs de la e-santé et des associations. L’idée est de passer d’une photo statistique à un film des parcours patients. Sans cette granularité, difficile d’ajuster les politiques publiques.

Le choix des co-organisateurs n’est pas neutre. Gabon Data Dialogues apporte l’expertise data. L’AeSGabon mobilise les innovateurs de la e-santé. Le Ministère et le PNLS garantissent l’ancrage institutionnel.  À cela s’ajoute la participation de la société civile, avec notamment la _Conférence Internationale des Couples_ et l’association _Espoir et Vie_.

La lutte contre le VIH ne se gagne pas dans les bureaux. Elle se joue dans la confidentialité du dépistage, l’observance du traitement, la lutte contre la stigmatisation. Associer les couples et les personnes vivant avec le VIH permet de confronter les données aux réalités sociales.

L’argument de l’urgence : agir sur les maillons faibles

Selon l’ONUSIDA, le Gabon affichait en 2024 une prévalence de 3,6% chez les 15-49 ans. Les progrès sont réels, mais les défis persistent : 2e et 3e 95 encore hors d’atteinte. Autrement dit, trop de personnes dépistées ne sont pas sous traitement, ou ne sont pas en suppression virale.

Le Baromètre veut identifier précisément où ça bloque. Est-ce un problème d’accès géographique aux ARV ? De rupture de stock ? De stigmatisation en milieu de soins ? De précarité qui empêche l’observance ? Chaque point de pourcentage gagné sur la cascade de soins représente des vies sauvées et des chaînes de transmission brisées. À l’heure où les financements internationaux se resserrent, l’efficience devient vitale.

En plaçant l’événement sous le signe des “Data Dialogues”, les organisateurs envoient un message : la e-santé n’est pas un gadget. Carnet de santé numérique, rappel SMS pour l’observance, télésuivi des patients perdus de vue : les outils existent.  Le Baromètre du 26 juin doit servir à dire lesquels sont adaptés au contexte gabonais, lesquels marchent déjà sur le terrain, et comment passer à l’échelle.

Cette 2e édition ne doit pas être un colloque de plus. Si elle tient sa promesse, elle donnera au Ministère de la Santé et au PNLS une boussole pour réorienter les moyens là où ils auront le plus d’impact. Rendez-vous le 26 juin pour voir si les données se transformeront en décisions.

 

 

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