Société

La violence islamiste prend des proportions inquiétantes : le Sahel demeure la région la plus touchée

Le continent noir est devenu l’épicentre mondial du terrorisme. C’est ce que révèle une étude glaçante publiée le 8 septembre 2026 par le Centre d’Études Stratégiques de l’Afrique. Selon ce rapport, l’Afrique est désormais le continent le plus atteint par la menace islamiste, généralement confondue avec la menace terroriste.Les chiffres donnent le vertige.

En une seule année, en 2025, la menace islamiste portée par des organisations hétéroclites a engendré 23 872 morts sur le continent. Le Sahel reste la région la plus touchée. En une décennie, il a à lui seul enregistré 166 000 morts. Un bilan macabre qui représente 92% des victimes du terrorisme islamiste en Afrique, lorsqu’on l’additionne avec deux autres foyers : la Somalie et le bassin du Lac Tchad.

Ces trois zones concentrent aujourd’hui la quasi-totalité de la violence djihadiste du continent, des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique aux milices locales radicalisées.

Il faut le dire avec force : ces organisations prétendent défendre l’islam. Mais dans les faits, elles utilisent toutes des méthodes terroristes qui trahissent les fondements même de cette religion. Attentats contre des marchés, assassinats de villageois, enlèvements d’enfants, attaques d’écoles, destruction de mosquées jugées pas assez radicales… Ce sont des civils musulmans qui sont leurs premières victimes.

Il n’y a rien d’islamique dans le fait de massacrer des fidèles dans une mosquée, de brûler des villages entiers ou de poser des engins explosifs sur le chemin de l’école. Ces groupes détournent le sacré pour justifier l’horreur. Ils instrumentalisent une foi pour imposer un projet de pouvoir par la terreur.

Derrière chaque attaque, il y a une machine bien huilée : l’endoctrinement. Le lien entre les organisations responsables de ces crimes et l’endoctrinement est direct et documenté. Ces groupes ne recrutent pas par hasard. Ils ciblent les jeunes désœuvrés, les populations marginalisées, exploitent la pauvreté, l’absence de l’État et l’ignorance religieuse.

Dans des camps clandestins, des madrasas détournées ou sur les réseaux sociaux, on enseigne une lecture dévoyée et violente de l’islam, on transforme le désespoir social en haine de l’autre, on promet le paradis contre le meurtre.

C’est cet endoctrinement qui permet à la violence de se régénérer sans cesse. On peut tuer un chef terroriste, on ne tue pas une idéologie si on ne la combat pas à la racine. Tant que la réponse à la menace islamiste restera uniquement militaire, sans un combat idéologique, éducatif et social contre l’endoctrinement, l’Afrique continuera de compter ses morts.

L’étude du Centre d’Études Stratégiques de l’Afrique est un cri d’alarme. L’Afrique ne fait pas face à une simple menace sécuritaire. Elle fait face à une entreprise de détournement de sa foi et de destruction de son avenir.

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