Saignée au PDG : le trésorier national claque la porte et rejoint l’UDB
Le navire PDG prend l’eau de toutes parts. En pleine guerre de légitimité entre le camp Ali Bongo Ondimba et le camp Blaise Louembé, l’ancien parti au pouvoir vient d’enregistrer une démission qui fait très mal. Et pas des moindres : celle de son argentier.
Hermann Kamonomono, Trésorier Général National du Parti Démocratique Gabonais, vient de quitter officiellement le parti. Une page se tourne. Après un long engagement militant, l’homme qui tenait les cordons de la bourse du PDG a claqué la porte avec fracas pour rejoindre les rangs de l’UDB, la formation présidentielle de *Brice Clotaire Oligui Nguema. L’information, confirmée par http://GabonMailInfos.com, a l’effet d’une bombe.
Qui est Hermann Kamonomono ? Ce n’est pas un militant de la dernière heure. C’est un pur produit du PDG : Ancien Secrétaire Fédéral du PDG aux États-Unis, membre du Bureau Politique, Trésorier National du partiAncien Directeur Général de la Société Nationale Immobilière (SNI).
Un parcours de fidèle. Et c’est justement ce qui rend son départ si symbolique. Selon nos informations, l’ex-patron de la SNI n’a pas voulu s’étaler sur les raisons de sa démission. Pas de communiqué incendiaire, pas d’attaque frontale. Une seule phrase : sa volonté « d’apporter au Chef de l’État son soutien au sein de la formation politique qu’il dirige. » Traduction : il ne croit plus au PDG.
Opportunisme ou réalisme politique ?
La question agite déjà les réseaux. Mais au fond, qu’importe la réponse. Kamonomono ne trouve plus d’intérêt à poursuivre sa carrière dans une structure politique ruinée en interne par des batailles sans fin. D’un côté, le camp Ali Bongo qui revendique l’héritage et la légitimité historique. De l’autre, le camp Blaise Louembé qui tient l’appareil actuel. A coups de communiqués, chacun réclame le droit de diriger l’ex-parti des masses.
Pendant que les deux camps se déchirent sur le positionnement : opposition radicale ou soutien au régime ? les cadres, eux, partent. Le départ du Trésorier National est un signal terrible : Financièrement, le PDG perd celui qui connaît tous les secrets de sa trésorerie. Politiquement, c’est l’aveu d’échec : même les gardiens du temple ne croient plus que le parti puisse se relever. Symboliquement, c’est la confirmation de l’hémorragie vers l’UDB, devenue la nouvelle maison des anciens du PDG qui veulent rester dans le jeu.
Le PDG, créé par Omar Bongo en 1968, n’a jamais été aussi proche de l’implosion. Son avenir, sa cohésion, son leadership et sa capacité à définir une ligne politique commune sont en jeu. Les militants attendent une direction claire. Ils n’ont pour l’instant qu’un spectacle de divisions.
Hermann Kamonomono a choisi. Il a fermé la porte du PDG pour ouvrir celle de l’UDB. Et il ne sera certainement pas le dernier.



