Cancers pédiatriques : « au Gabon un enfant atteint de cancer arrive souvent trop tard à l’hôpital»
Après la mobilisation populaire du week-end, le temps de la mobilisation scientifique. La campagne Septembre en Or 2026 s'est clôturée ce mercredi 23 septembre par un séminaire médical de haut niveau à Libreville, avec un mot d'ordre : détecter plus tôt pour guérir plus.
Le mercredi 23 septembre dernier, Libreville a marqué un temps fort dans la lutte contre les cancers de l’enfant, avec la tenue du séminaire de clôture de la campagne « Septembre en Or » sous le marrainage de la première dame, Anoucheka Oligui Nguema . Un rendez-vous qui a rassemblé un large panel d’acteurs de santé, unis autour d’un même combat : *détecter plus tôt pour soigner plus efficacement.
Institutions sanitaires, professeurs de médecine, médecins généralistes, pédiatres, internes et sociétés savantes ont répondu présents pour cette journée d’échanges. Ensemble, ils ont travaillé à consolider les réflexes cliniques permettant d’identifier précocement les signes évocateurs d’un cancer chez l’enfant, une étape décisive pour améliorer les chances de guérison.
Car le constat est brutal : au Gabon, un enfant atteint de cancer arrive souvent trop tard à l’hôpital. Non pas par négligence des parents, mais par manque de réflexe de détection chez le premier soignant consulté. Ce séminaire visait justement à corriger cela.
Le séminaire a bénéficié de la participation exceptionnelle du Pr Essi Sein, présidente du Groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique (GFAOP), venue du Maroc. Sa présence a permis d’enrichir considérablement les débats, apportant un éclairage précieux sur les bonnes pratiques en oncopédiatrie et l’importance d’une vigilance de tous les instants face aux symptômes inhabituels : une fièvre qui ne cède pas, une pâleur, un ganglion persistant, une douleur osseuse.
Le message du GFAOP, qui accompagne le Gabon depuis des années, est clair : le cancer de l’enfant n’est pas une fatalité. Avec un diagnostic précoce, on guérit 8 enfants sur 10. Au-delà des connaissances théoriques, l’événement a mis l’accent sur le partage d’expérience entre professionnels de terrain, favorisant une meilleure orientation des enfants vers une prise en charge rapide et adaptée.
L’ambition affichée est de bâtir une chaîne de vigilance solide, du premier signe d’alerte dans un dispensaire de l’intérieur du pays jusqu’au traitement spécialisé à Libreville. Du parent qui « VOIT TÔT » au médecin qui « AGIT TÔT », chaque maillon compte.
Les organisateurs ont tenu à remercier chaleureusement l’ensemble des intervenants, panélistes, institutions et professionnels de santé ayant contribué à la réussite de cette édition 2026 de « Septembre en Or » au Gabon.



