Politique

Usage des armes à sous munitions : comment Africa corps met le Mali en difficulté

En mai 2026, la société paramilitaire Russe, Africa Corps, est ouvertement accusée d’      avoir largué des armes à sous munitions dans les régions de Kidal au nord du Mali. Il s’agit, rapporte Jeune Afrique de centaines de petites sphères métalliques de la taille d’un fruit qui sont tombées en pluie sur le village, éclatant au contact du sol ou des maisons, blessant et tuant plusieurs personnes.

Le média indique en outre que les investigations conjointes ont permis d’identifier des bombes à fragmentation de type RBK-500 contenant des sous-munitions soviétiques ShOAB-0.5, larguées par un bombardier russe SU-24 appartenant à l’Africa Corps.

Ces petites bombes, qui se dispersent sur de vastes étendues, ont causé la mort d’un enfant de 7 ans et blessé trois femmes dans la localité d’Oubder, révèle à son tour le site Africa Défense Forum.

Violation de la Convention d’Oslo

 L’usage de ce type d’armement est strictement interdit depuis 2010 par la Convention d’Oslo. Bien que la Russie n’ait pas signé ce traité, le Mali, lui, l’a ratifié, souligne TV5 Monde.  Non sans indiquer que cette infraction expose le Mali à de futures sanctions et ternit profondément la crédibilité des Forces armées maliennes (FAMa) et de leurs partenaires étrangers sur la scène internationale.

Le Mali a signé le Traité d’Oslo, qui interdit l’utilisation de bombes à sous-munition. Les deux frappes aériennes en cause, des 15 et 17 mai, ont été revendiquées officiellement par l’armée malienne, dans le cadre de ses opérations antiterroristes. Les communiqués de l’armée ne précisent pas le type d’armement utilisé. Sollicitée par RFI, l’armée malienne n’a pas donné suite.

 

 

 

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